Chapitre V
Etude de l’exploitation
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2.3 Analyse de la mortalité par pêche
L’analyse du tableau 6 et de la figure 4 montre que les petites classes de tailles sont les
moins pêchées. En effet, pour les classes de tailles allant de 6 jusqu’à 12 cm, la mortalité par
pêche varie de 0.002 à 0.115/an. Ceci renseigne sur l’état d’exploitation du stock des
juvéniles, qui reste à l’abri d’une exploitation dangereuse.
Les mortalités par pêche (Fi) augmentent avec la taille jusqu’à atteindre une valeur
maximale de 1.54/an pour la classe de tailles 26 cm. On remarque aussi des fluctuations de F
pour les classes de tailles allant de 17 à 26 cm. Ces résultats indiquent que les classes les plus
atteintes par la pêche sont celles comprises entre 17 à 26 cm.
Les mortalités par pêche présentent une évolution en dents de scie (Figure 4). D’après
Sparre et Venema (1996), ces variations peuvent être générées par le comportement du
poisson vis-à-vis de l’engin de pêche. Cette évolution nous renseigne sur les classes de tailles
les plus atteintes par la pêche. Si les juvéniles sont préservées, les adultes représentées par les
grandes classes de tailles, subissent une forte exploitation ceci explique la faible abondance en
terme de biomasse des grands individus.
La mortalité par pêche moyenne estimée à de 0.52/an est supérieure à la mortalité par
pêche globale estimée à 0.16 /an, ceci s’expliquerait par le fait que F global relie la capture
annuelle totale au nombre moyen d’individus de la population (Bouaziz, 2007).
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