Généralités
10
Répartition
1.4.2
L’espèce de poisson Mullus barbatus barbatus (Rouget de vase) est présente dans la partie
Est de l’océan Atlantique des côtes sénégalaises, jusqu’aux côtes française, ainsi que dans tout
le bassin méditerranéen (Fischer et al., 1987). Sa répartition actuellement connue à
l’Atlantique oriental, îles britanniques (occasionnellement la Scandinavie) jusqu'à Dakar,
Sénégal, îles Canaries, Méditerranée et mer Noire (Hureau, 1986).
Description
1.4.3
Le Rouget barbet tire son nom d’une longue paire de barbillons. Il a un corps allongé, au
profil assez plat, d’une taille moyenne de 5 à 30cm. Les deux barbillons mentonniers blancs
sont très caractéristiques, ils contiennent des organes tactiles, olfactifs et gustatifs. Ils sont
aptes à détecter les parois dans la vase. La tête du Rouget est massive avec un profil abrupt
busqué au droit des yeux. Il n’a pas de dents à la mâchoire supérieure, ni d’épines sur le bord
de l’opercule. Ces joues possèdent trois grandes écailles, la plus petite, incolore, étant souvent
arrachée. Ces écailles sont grandes et très caduques, sa ligne latérale est bien marquée. Il a
deux nageoires dorsales bien séparées, la première étant incolore, à rayons épineux. La
caudale n’a pas de stries (Tortonèse, 1975).
Habitat
1.4.4
Les œufs, les larves et les post larves du rouget de vase sont pélagiques, et vivent dans les
eaux de surface jusqu'à une profondeur de 30-35 m, au voisinage des côtes. Les juvéniles à
partir de 3-4cm commencent à gagner le fond (Fischer et al., 1987).
Le rouget de vase adulte, est une espèce benthique préférant les zones où le plateau
continental est large. II présente une abondance maximale sur les fonds vaseux à des
profondeurs comprises entre 50 et 200m (Lombarte et al., 2000). En Algérie, Dieuzeide et
al., (1959) mentionne que cette espèce est commune sur les fonds vaseux jusqu'à 150m de
profondeur.
Régime alimentaire et mode d’alimentaire
1.4.5
Le rouget est un carnivore, se nourrit principalement de petits crustacés (copépodes,
amphipodes et isopodes), ainsi des polychètes, des mollusques bivalves et certains
céphalopodes peuvent parfois être mangés (Gharbi et a.l, 1979). Il est à noter que l’analyse
d’estomacs de cette espèce montre qu’il contient du sable et des coquillages, ce qui prouve
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