Chapitre I
Généralités
6
de coloration liées aux effets du dimorphisme sexuel (renforcé par l'inversion sexuelle de
l'hermaphrodisme protogyne) et à l'état de maturité sexuelle (Pollard et Pichot, 1971). A la suite
de la description de Linné (1758) des deux formes méditerranéennes Sparus maena et Sparus
smaris, plusieurs autres formes semblables ont été décrites et, pour la plupart placées dans le genre
Sparus (Famille des Sparidés), entre autres par Brunnich (1768), Osbeck (1770), Risso (1810) et
Lacépède (1830).
Par la suite, Cuvier et Valenciennes (1830), furent les premiers qui séparent, les Maenidés des
Sparidés, en se basant sur le fait que leur bouche est très protractile. Ces auteurs reconnaissent
deux genres Maena (les « mendoles ») et Smaris (les « picarels »), ce dernier genre se séparant du
premier par l'absence de dents vomériennes. Neuf espèces méditerranéennes sont alors citées
comme appartenant à ces deux genres.
Buen (1926-1935) remplace le nom du genre Smaris par celui de Spicara employé par Rafinesque.
Dans ce genre, il admet deux espèces, Spicara alcedo et Spicara smaris, cette dernière renfermant
deux sous espèces : Spicara smaris smaris et Spicaca smaris flexuosa. Dans le genre Maena de
Cuvier et Valenciennes, il n'admet plus qu'une seule espèce : Maena maena.
Zei (1941) est le premier a montré que la présence ou l'absence de dents vomériennes n'est pas un
critère suffisamment constant pour séparer les deux genres de Cuvier et Valenciennes.
Lozano Rey (1952) et Lozano Cabo (1953) groupent dans le genre Spicara les deux seules espèces
méditerranéennes qu'ils reconnaissent : Spicara maena et Spicara smaris. Ils considèrent que les
autres espèces précédemment rattachées au genre Smaris ne sont que la forme femelle de S. smaris.
Pour tenter de résoudre le problème de reconnaissance des espèces du genre Spirara Polard et
Pichod (1972), ont fait appel en même temps qu'à une étude comparative des caractères
morphologiques habituellement utilisés, à l'électrophorèse des protéines du cristallin des trois
formes. Ils concluent que seules deux espèces soient valables : Spicara maena et Spicara smaris.
Plus récemment les auteurs ont reconnus une autre espèce Spicara fluxeosa qui présente certains
caractères intermédiaires entre Spicata maena et Spicata smaris mais ne peut être séparée de
Spicata maena (Minos et al, 2013).
D'après l'analyse phylogénétique d'Orrell et al (2002) la famille Sparidae Rafinesque 1818 (Van
der Laan et al, 2014) est monophylétique uniquement avec l'inclusion de Spicara, une fois inclus
dans la famille Centracanthidae. La famille Centracanthidae est actuellement considérée comme
un synonyme plus récent de Sparidae. En outre, la composition des espèces des genres valides
actuellement reconnus est sujette à certaines fluctuations en raison d'études moléculaires avancées,
révélant que certains genres (c'est-à-dire, Spicara et Pagellus) sont polyphylétiques
Généralités
6
de coloration liées aux effets du dimorphisme sexuel (renforcé par l'inversion sexuelle de
l'hermaphrodisme protogyne) et à l'état de maturité sexuelle (Pollard et Pichot, 1971). A la suite
de la description de Linné (1758) des deux formes méditerranéennes Sparus maena et Sparus
smaris, plusieurs autres formes semblables ont été décrites et, pour la plupart placées dans le genre
Sparus (Famille des Sparidés), entre autres par Brunnich (1768), Osbeck (1770), Risso (1810) et
Lacépède (1830).
Par la suite, Cuvier et Valenciennes (1830), furent les premiers qui séparent, les Maenidés des
Sparidés, en se basant sur le fait que leur bouche est très protractile. Ces auteurs reconnaissent
deux genres Maena (les « mendoles ») et Smaris (les « picarels »), ce dernier genre se séparant du
premier par l'absence de dents vomériennes. Neuf espèces méditerranéennes sont alors citées
comme appartenant à ces deux genres.
Buen (1926-1935) remplace le nom du genre Smaris par celui de Spicara employé par Rafinesque.
Dans ce genre, il admet deux espèces, Spicara alcedo et Spicara smaris, cette dernière renfermant
deux sous espèces : Spicara smaris smaris et Spicaca smaris flexuosa. Dans le genre Maena de
Cuvier et Valenciennes, il n'admet plus qu'une seule espèce : Maena maena.
Zei (1941) est le premier a montré que la présence ou l'absence de dents vomériennes n'est pas un
critère suffisamment constant pour séparer les deux genres de Cuvier et Valenciennes.
Lozano Rey (1952) et Lozano Cabo (1953) groupent dans le genre Spicara les deux seules espèces
méditerranéennes qu'ils reconnaissent : Spicara maena et Spicara smaris. Ils considèrent que les
autres espèces précédemment rattachées au genre Smaris ne sont que la forme femelle de S. smaris.
Pour tenter de résoudre le problème de reconnaissance des espèces du genre Spirara Polard et
Pichod (1972), ont fait appel en même temps qu'à une étude comparative des caractères
morphologiques habituellement utilisés, à l'électrophorèse des protéines du cristallin des trois
formes. Ils concluent que seules deux espèces soient valables : Spicara maena et Spicara smaris.
Plus récemment les auteurs ont reconnus une autre espèce Spicara fluxeosa qui présente certains
caractères intermédiaires entre Spicata maena et Spicata smaris mais ne peut être séparée de
Spicata maena (Minos et al, 2013).
D'après l'analyse phylogénétique d'Orrell et al (2002) la famille Sparidae Rafinesque 1818 (Van
der Laan et al, 2014) est monophylétique uniquement avec l'inclusion de Spicara, une fois inclus
dans la famille Centracanthidae. La famille Centracanthidae est actuellement considérée comme
un synonyme plus récent de Sparidae. En outre, la composition des espèces des genres valides
actuellement reconnus est sujette à certaines fluctuations en raison d'études moléculaires avancées,
révélant que certains genres (c'est-à-dire, Spicara et Pagellus) sont polyphylétiques
