PARTIE A
Recherche bibliographique
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A. 1. Les diatomées fossiles
A. 1. 1. Qu’est-ce qu’une diatomée ?
Les diatomées ou de bacillariales, sont des micro-algues unicellulaires solitaires et/ou
coloniales à plastes brunes ou jaunes appartenant à l'embranchement des Chromophytes et
la classe des diatomophycées ou bacillariophycées (Ramade F., 2000 ; Gasse F. et Tékaia
F., 1979 ; Paulmier G., 1997), elles sont s photosynthétiques, et très répandues dans toutes
les eaux, quelles que soit douces, marines ou saumâtres, et même dans les gouttières
(Mollo P. et Noury A., 2013). Elles vivent en suspension dans l’eau (planctoniques) en
composant l’essentiel du phytoplancton (elles peuvent représenter jusqu’à 80 % du
phytoplancton), ou fixées aux fonds (benthiques) à des supports divers (Loir M., 2004 ;
Mollo P. et Noury A., 2013).
Les diatomées se caractérisent par la présence d’une paroi rigide faite de silice hydratée
nommé frustule. Leur taille est variable de quelques micromètres à plus de 500 µm
(Hamadai A., 2015). Les fossiles des diatomées les plus anciens remontent au Crétacé, il y
a plus de 180 millions d’années (Lavoie I., et al., 2008 ; Sims et al., 2006 in Bussard A.,
2015). Comme les valves de diatomées résistent mécaniquement et chimiquement
longtemps (OFEV, 2007), les diatomées mortes, subfossiles et fossiles, peuvent encore être
reconnues aujourd’hui et déterminées au niveau de l’espèce pour des études de
paléolimnologie (Ruggiu, L. et al., 1998 in Bouchez A. et al., 2010). Le nombre d’espèces
actuellement connu est proche de 11 000 (Mansour B., 2004 ; Poulin et Williams, 1998 in
Bouchez A. et al., 2010).
A. 1. 2. Morphologie des diatomées
Les diatomées se caractérisent par une coque (test) siliceuse (opale SiO 2 .nH 2 O), appelée le
frustule inséré dans une matrice organique, perforée de trous minuscules pour assurer les
échanges avec le milieu, dessinant des stries, des dentelles…avec une esthétique d’une
grande finesse (Mollo P. et Noury A., 2013). Le frustule est formé de deux thèques
distinctes, légèrement inégales emboîtables comme une boite et son couvercle (Gasse F. et
Tékaïa F., 1979) : la plus grande appelée l’épithèque et la plus petite appelée l’hypothèque
(Moret L., 1964). Pour chaque thèque, on distingue une partie transversale (partie faciale)
appelée valve, reliée latéralement par des bandes intercalaires appelées (bandes
connectives) ceinture ou cingulum. Le frustule est composé donc d’une épithèque
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A. 1. Les diatomées fossiles
A. 1. 1. Qu’est-ce qu’une diatomée ?
Les diatomées ou de bacillariales, sont des micro-algues unicellulaires solitaires et/ou
coloniales à plastes brunes ou jaunes appartenant à l'embranchement des Chromophytes et
la classe des diatomophycées ou bacillariophycées (Ramade F., 2000 ; Gasse F. et Tékaia
F., 1979 ; Paulmier G., 1997), elles sont s photosynthétiques, et très répandues dans toutes
les eaux, quelles que soit douces, marines ou saumâtres, et même dans les gouttières
(Mollo P. et Noury A., 2013). Elles vivent en suspension dans l’eau (planctoniques) en
composant l’essentiel du phytoplancton (elles peuvent représenter jusqu’à 80 % du
phytoplancton), ou fixées aux fonds (benthiques) à des supports divers (Loir M., 2004 ;
Mollo P. et Noury A., 2013).
Les diatomées se caractérisent par la présence d’une paroi rigide faite de silice hydratée
nommé frustule. Leur taille est variable de quelques micromètres à plus de 500 µm
(Hamadai A., 2015). Les fossiles des diatomées les plus anciens remontent au Crétacé, il y
a plus de 180 millions d’années (Lavoie I., et al., 2008 ; Sims et al., 2006 in Bussard A.,
2015). Comme les valves de diatomées résistent mécaniquement et chimiquement
longtemps (OFEV, 2007), les diatomées mortes, subfossiles et fossiles, peuvent encore être
reconnues aujourd’hui et déterminées au niveau de l’espèce pour des études de
paléolimnologie (Ruggiu, L. et al., 1998 in Bouchez A. et al., 2010). Le nombre d’espèces
actuellement connu est proche de 11 000 (Mansour B., 2004 ; Poulin et Williams, 1998 in
Bouchez A. et al., 2010).
A. 1. 2. Morphologie des diatomées
Les diatomées se caractérisent par une coque (test) siliceuse (opale SiO 2 .nH 2 O), appelée le
frustule inséré dans une matrice organique, perforée de trous minuscules pour assurer les
échanges avec le milieu, dessinant des stries, des dentelles…avec une esthétique d’une
grande finesse (Mollo P. et Noury A., 2013). Le frustule est formé de deux thèques
distinctes, légèrement inégales emboîtables comme une boite et son couvercle (Gasse F. et
Tékaïa F., 1979) : la plus grande appelée l’épithèque et la plus petite appelée l’hypothèque
(Moret L., 1964). Pour chaque thèque, on distingue une partie transversale (partie faciale)
appelée valve, reliée latéralement par des bandes intercalaires appelées (bandes
connectives) ceinture ou cingulum. Le frustule est composé donc d’une épithèque
