PARTIE C
Chapitre II caractéristiques de la diatomite
141
Nous avons pu constater une relation entre la nature de ces trois catégories de diatomite et
leurs compositions chimiques, ainsi que leurs couleurs. La diatomite de couleur plus claire
est plus riche en silice que celles de couleurs foncées (beige foncé et grisâtre). Ce constat
peut également être expliqué sur la base des résultats de la perte au feu. En effet, les
échantillons de couleurs plus foncées ont les valeurs les plus élevées de pourcentages de
perte au feu. Ceci est fort probablement lié à la présence d’une quantité importante en
matière organique. Ce résultat est bien illustré dans les tableaux C. II. 8 -13 où le taux de
perte au feu est corrélé à celui de CaO qui représente la teneur en Ca (Ca existant dans le
produit naturel de la terre de diatomée sous forme de carbonate (CaCO 3 ) qui se décompose
en CaO et CO 2 par effet de la température).
La présence et la teneur élevée en SiO 2 dans les échantillons de diatomite font de ce
matériau un adsorbant intéressant dans divers domaines. La nature et la quantité des
impuretés sont très variables entre les différents gisements de même qu’entre les bancs
géologiques d’un même gisement. Ceci dépend probablement des conditions de
sédimentation des terres à diatomées.
Dans les étages géologiques les plus profonds (IGB09 : présentant le banc le plus profond
du site par la présence des cancellophycus), les biomasses des organismes benthiques
diminuent rapidement avec les profondeurs, tels que c’est le cas pour les espèces à
coquilles et squelettes calcaires à l’image des mollusques et des gastéropodes. Ceci
implique donc une diminution des composants calcaires dans les sédiments profonds, ce
qui peut expliquer les teneurs élevées en CaO dans certains échantillons par rapport à
d’autres. Les bancs géologiques étudiés dans ce travail étant de profondeurs variées, cette
variation bathymétrique a été mise en évidence par l’étude de la composition en marqueurs
biologiques « les diatomées ». Ces limitations bathymétriques par les diatomées laissent
également penser à la précipitation en milieu continental.
La richesse des diatomites algériennes en CaO par rapport à d’autres diatomites dans les
alentours de la Méditerranée peut être expliquée par le fait que l’environnement de sa
déposition avait une abondance importante des espèces calcaires (aux faibles profondeurs)
sur son plateau continental. Ceci peut probablement distinguer la diatomite algérienne des
autres formations diatomitiques sur la base de la profondeur.
Chapitre II caractéristiques de la diatomite
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Nous avons pu constater une relation entre la nature de ces trois catégories de diatomite et
leurs compositions chimiques, ainsi que leurs couleurs. La diatomite de couleur plus claire
est plus riche en silice que celles de couleurs foncées (beige foncé et grisâtre). Ce constat
peut également être expliqué sur la base des résultats de la perte au feu. En effet, les
échantillons de couleurs plus foncées ont les valeurs les plus élevées de pourcentages de
perte au feu. Ceci est fort probablement lié à la présence d’une quantité importante en
matière organique. Ce résultat est bien illustré dans les tableaux C. II. 8 -13 où le taux de
perte au feu est corrélé à celui de CaO qui représente la teneur en Ca (Ca existant dans le
produit naturel de la terre de diatomée sous forme de carbonate (CaCO 3 ) qui se décompose
en CaO et CO 2 par effet de la température).
La présence et la teneur élevée en SiO 2 dans les échantillons de diatomite font de ce
matériau un adsorbant intéressant dans divers domaines. La nature et la quantité des
impuretés sont très variables entre les différents gisements de même qu’entre les bancs
géologiques d’un même gisement. Ceci dépend probablement des conditions de
sédimentation des terres à diatomées.
Dans les étages géologiques les plus profonds (IGB09 : présentant le banc le plus profond
du site par la présence des cancellophycus), les biomasses des organismes benthiques
diminuent rapidement avec les profondeurs, tels que c’est le cas pour les espèces à
coquilles et squelettes calcaires à l’image des mollusques et des gastéropodes. Ceci
implique donc une diminution des composants calcaires dans les sédiments profonds, ce
qui peut expliquer les teneurs élevées en CaO dans certains échantillons par rapport à
d’autres. Les bancs géologiques étudiés dans ce travail étant de profondeurs variées, cette
variation bathymétrique a été mise en évidence par l’étude de la composition en marqueurs
biologiques « les diatomées ». Ces limitations bathymétriques par les diatomées laissent
également penser à la précipitation en milieu continental.
La richesse des diatomites algériennes en CaO par rapport à d’autres diatomites dans les
alentours de la Méditerranée peut être expliquée par le fait que l’environnement de sa
déposition avait une abondance importante des espèces calcaires (aux faibles profondeurs)
sur son plateau continental. Ceci peut probablement distinguer la diatomite algérienne des
autres formations diatomitiques sur la base de la profondeur.
