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Bilan des connaissances
L’influence des facteurs environnementaux sur la variabilité de la croissance et l’abondance a
été progressivement révélée par différents chercheurs (Brett.1979 ; Mollet et al. 2013 ;
Baudron et al. 2011 ; 2014). Il a été rapporté que la croissance des poissons répond à la
variabilité de facteurs environnementaux, tels que : température, salinité, oxygène,
disponibilité en nourriture ; elle répond aussi à la densité de la population (Pauly. 2010 ;
Cheung et al. 2012 ; Brunel et al. 2013 ; Baudron et al. 2014). La présence des poissons dans
le milieu varie aussi selon les espèces et entre les individus d’une même espèce, à cause de
différences dans leur patrimoine génétique et donc leur capacité innée pour la croissance dans
différentes conditions écologiques et environnementales (Dutil et al. 2008 ; Rijnsdorp et al.
2009).
Les petits poissons pélagiques sont un excellent outil pour étudier les effets du changement
climatique sur les écosystèmes marins. Ils ont une courte durée de vie, se nourrissent d’un
aliment à base de phytoplancton et leur recrutement est contrôlé dans une large mesure par la
survie des œufs et des larves, qui à leur tour dépend des conditions atmosphériques (Curyet
Roy. 1989 ; Bernal. 1991). Donc, les changements du climat mondial ou régional influence
les stocks de poissons pélagiques et donc sur leurs pêcheries (Hunter et Alheit. 1995 ; Bakun.
1996). Ainsi, les températures d'avril les plus chaudes que la moyenne, semblent affecter
positivement leurs reproductions en améliorant le recrutement (Mackenzie et Köster. 2004).
Les petits pélagiques sont principalement confinés aux régions côtières où les plus grandes
populations se trouvent dans les régions de remontée d'eau. L'hétérogénéité spatiale des
caractéristiques de l'environnement pélagique côtier et la grande mobilité des petits
pélagiques conduisent généralement à leur répartition dans des zones qu'ils trouvent les plus
favorables (Massé et al. 1996 ; Fréon et al.2005). L’abondance de certain nombre d’espèce,
notamment la sardine (Sardina pilchardus) et l'anchois (Engraulisencrasicolus) dans le nord
de la mer Égée a été observée avec la présence des fronts (Giannoulaki et al. 2005).
Par contre l'augmentation de la température de l'eau, combinée à un minimum de
chlorophylle-a, est la cause de la baisse progressive des rendements de sardines (Pauly.
2010).Le rendement maximum est déterminé pour des températures mensuelles moyennes
comprisent (entre 19 et 21° C) correspondant aux températures d'automne de l'eau de mer.
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