Résultats et discussions
68
importantes par rapport aux autres stations, et cela est probablement dû aux apports
continentaux domestiques, fluviaux et industriels qui rejettent des quantités non négligeables
vers le milieu marin sans aucuns traitements préalables.
Pour la station du Oued Mazafran, les sources éventuelles des hydrocarbures aromatiques
polycycliques sont les rejets urbains et industriels non traités issus de l’industrie de
transformation de plastique et production des produits d’emballage, l’industrie de la
céramique et de la poterie. Les teneurs en HAP sont plus élevées en période de pluie, car
l’introduction de ces hydrocarbures en milieu marin est favorisée par les eaux pluviales.
Aussi, les matières organiques végétales acheminées par les cours d’eaux constituent une
source non négligeable d’introduction des HPA en milieu marin.
La valeur maximale est observée au niveau de la station de Tipaza (station 9), qui est située
à l’Est d’embouchure du Oued Nador. Cette valeur est importante par rapports aux autres
valeurs à cause des rejets importants des eaux usées domestiques est des eaux de
ruissellement qui apportes une grande quantité d’hydrocarbures, car Tipaza est une grande
ville située sur le littoral, dont tous les rejets sont conduits à la mer.
On peut citer une autre source d’hydrocarbures, s’agissant des agglomérations (centres
touristiques) et des embarcations.
Cette valeur maximale pourrait aussi être due aussi au courant qui circule de l’Ouest vers
Est, (Millot, 1989). Ce courant peut déplacer une quantité de matière organique rejetée par
Oued Nador vers l’Ouest (station 9), ce qui va augmenter le taux des HAP dans la station 9.
Pour la station 1 correspond à l’embouchure du Oued Beni Messous, la faible valeur en
HAP (0,559 µg/l) est probablement due au traitement préalable des eaux usées par la station
d’épuration de Beni Messous. Selon la société des eaux et de l’assainissement d’Alger
(SEAAL), cette station a été mise en service en 2007, avec des performances de traitement
permettent de garantir une conformité du rejet atteignant les 100%. En 2013 et un rendement
d’élimination de la pollution de 95%. Les eaux usées avant d’être rejetées dans le milieu
marin, doivent impérativement être acheminées vers la station où elles subissent plusieurs
phases de traitement, pour devenir une eau épurée apte à être accueillie par le milieu naturel
avec des concentrations faibles en hydrocarbures aromatiques polycycliques.
Les concentrations en HAP sont généralement plus élevées en saison hivernale du fait de
l’augmentation des activités de chauffage, de la diminution des mécanismes de dégradation, et
de la baisse des températures. Bien que les concentrations relevées soient très faibles,
cependant, elles ne renseignent pas tout à fait sur l’état effectif de la biodisponibilité des
contaminants polyaromatiques. En effet, la mémoire de l’eau est faible à une échelle
spatiotemporelle moyenne ou longue. En un temps donné, la concentration décelée dans une
station n’est guère la même après un laps de temps très réduit. Ceci dépend de l’importance de
la dynamique des eaux ainsi que des conditions météorologiques locales.
Précédent

Etat de la pollution par les hydrocarbures aromatiques polycycliques dans les eaux de la baie de Bou-Ismail: - 69/80

Suivant