Chapitre I : Généralités
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III.2.6.Les résines
Regroupent essentiellement les composés contenant un ou plusieurs hétéroatomes leur
conférant un caractère polaire marqué qui se traduit par une rétention sélective sur des
adsorbants de séparation chromatographique ; ce sont principalement des composés oxygénés
tels qu’aldéhydes, cétones, éthers cycliques et acides, en particulier acides naphténiques, ainsi
que des composés azotés (Bocard, 2006).
III.2.7.Les asphaltènes
Sont constitués par des composés hétérocycliques lourds et complexes, dont certains
contiennent en particulier le nickel et le vanadium, qui sont maintenus en suspension
micellaire dans le pétrole par les résines (des agrégats d’asphaltènes peuvent résulter d’un
défaut de résines) et qui ont la propriété de précipiter lorsque le pétrole est dilué par un grand
volume de paraffine légère liquide (propane, butane, pentane, hexane ou heptane) (Bocard,
2006).
Lors d’un accident pétrolier en mer, les asphaltènes et les résines représentent la fraction
majeure qui subsiste après quelque mois d’exposition aux agents naturels de dégradation. Et
comme ces composés renferment certains constituants majeurs et mutagènes, ils représentent
un réel danger environnemental (Bentchikou, 2005).
III.3. Origines des hydrocarbures
Les hydrocarbures dans l’environnement aquatique peuvent avoir des origines naturelles ou
anthropiques. Au voisinage de zones fortement industrialisées et urbanisées, les
hydrocarbures d’origine anthropique semblent prédominer sur ceux d’origine naturelle
(Colombo et al., 1989).
III.3.1. Origines naturelles ou origine fossile
C’est à dire les hydrocarbures (pétroles bruts et gaz naturel) sont issus de transformations
diverses et successives de matière organique provenant du phytoplancton marin et de
végétaux terrestres, transformations d’abord principalement biochimiques, puis thermiques ; à
l’échelle des temps géologiques, après que la fraction de dépôts organiques était sédimenté et
se soit lentement enfuie en profondeur. Une réorganisation chimique avec polymérisation,
condensation, élimination partielle des groupements fonctionnels a d’abord conduit au
kérogène solide (diagénèse) qui s’est lui-même transformé par dégradation, sous l’effet de
condition de température et de pression de plus en plus sévères au fur et à mesure qu’il s’est
enfoncé dans l’écorce terrestre, en un mélange complexe d’hydrocarbures liquides et gazeux
(catagenèse). Une fois formés, le pétrole et le gaz ont migré vers des réservoirs constitués de
roche poreuse couverte d’une couche imperméable souvent argileuse: ce sont les gisements de
pétrole et de gaz, certaines huiles brutes ayant continué à être le siège d’une activité
bactérienne (Bocard, 2006).
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