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Les analyses statistiques de type présences – absences (test de Cochran et distance de Jaccard) entre
les différents compartiments trophiques (Copépodes au sein de la colonne d’eau et des bols
alimentaires des populations halieutiques) ont montré une hétérogénéité qualitative.
Celle-ci pourrait être expliquée et décrite à travers différentes dimensions caractérisant de façon
conjointe ou non les proies et les prédateurs considérés :
- une dimension trophique impliquant les critères de sélection des proies (ex : taille, abondance) ;
- une dimension temporelle reliée aux changements ontogéniques de l’alimentation pour le
prédateur et aux cycles, journalier saisonnier ou annuel, pour les proies ;
- une dimension spatiale liée aux profondeurs préférentielles d’alimentation dans le milieu marin ;
- une dimension comportementale et morphologique expliquée par les comportements de prédation
(recherche de proies, stratégie de chasse) et aux relations allométriques (la taille de l’ouverture
buccale).
IV.4.5. Conséquences de l’oligotrophie de la côte algéroise sur les peuplements halieutiques
Les petits poissons pélagiques composent le compartiment de régulation du fonctionnement et donc
de la structure de l’écosystème. Ce compartiment est soumis, directement ou indirectement, aux
variations environnementales et trophiques des autres compartiments qui lui sont associés, et
particulièrement les zooplanctontes (Dessier, 2015).
La faune de Copépodes issue de la baie de Bou Ismail est caractéristique d’un écosystème
oligotrophe. (Moins de 140 ind.m
-3
). A l’échelle de la masse d’eau, les concentrations des sels
nutritifs (nitrates, nitrites et phosphates) sont très faibles (nitrates entre 0.11 et 0.28 µmoles
-1 ,
nitrites entre 0.08 et 0.13 µmoles
-1 et phosphates entre 0.05 et 0.35 µmoles
-1 ). Par conséquent, au
niveau des producteurs primaires, les abondances phytoplanctoniques sont très faibles (Illoul,
1991). La biomasse chlorophyllienne est au-dessous de 1 mg.m
-3 (Taupier-Letage, 1987, Raimbault
& al., 1993). Au niveau des consommateurs, la rareté de cette ressource nutritive expliquerait son
inexistence au sein des bols alimentaires de S. pilchardus et S. aurita.
Au sein des zones productives, la niche alimentaire des populations de S. pilchardus et S. aurita
peut s’étendre jusqu’aux producteurs phytoplanctoniques (Bode & al., 2004). Une corrélation
positive a été trouvé entre leurs prises alimentaires et la chlorophylle a (Garrido & al., 2008).
Les analyses statistiques de type présences – absences (test de Cochran et distance de Jaccard) entre
les différents compartiments trophiques (Copépodes au sein de la colonne d’eau et des bols
alimentaires des populations halieutiques) ont montré une hétérogénéité qualitative.
Celle-ci pourrait être expliquée et décrite à travers différentes dimensions caractérisant de façon
conjointe ou non les proies et les prédateurs considérés :
- une dimension trophique impliquant les critères de sélection des proies (ex : taille, abondance) ;
- une dimension temporelle reliée aux changements ontogéniques de l’alimentation pour le
prédateur et aux cycles, journalier saisonnier ou annuel, pour les proies ;
- une dimension spatiale liée aux profondeurs préférentielles d’alimentation dans le milieu marin ;
- une dimension comportementale et morphologique expliquée par les comportements de prédation
(recherche de proies, stratégie de chasse) et aux relations allométriques (la taille de l’ouverture
buccale).
IV.4.5. Conséquences de l’oligotrophie de la côte algéroise sur les peuplements halieutiques
Les petits poissons pélagiques composent le compartiment de régulation du fonctionnement et donc
de la structure de l’écosystème. Ce compartiment est soumis, directement ou indirectement, aux
variations environnementales et trophiques des autres compartiments qui lui sont associés, et
particulièrement les zooplanctontes (Dessier, 2015).
La faune de Copépodes issue de la baie de Bou Ismail est caractéristique d’un écosystème
oligotrophe. (Moins de 140 ind.m
-3
). A l’échelle de la masse d’eau, les concentrations des sels
nutritifs (nitrates, nitrites et phosphates) sont très faibles (nitrates entre 0.11 et 0.28 µmoles
-1 ,
nitrites entre 0.08 et 0.13 µmoles
-1 et phosphates entre 0.05 et 0.35 µmoles
-1 ). Par conséquent, au
niveau des producteurs primaires, les abondances phytoplanctoniques sont très faibles (Illoul,
1991). La biomasse chlorophyllienne est au-dessous de 1 mg.m
-3 (Taupier-Letage, 1987, Raimbault
& al., 1993). Au niveau des consommateurs, la rareté de cette ressource nutritive expliquerait son
inexistence au sein des bols alimentaires de S. pilchardus et S. aurita.
Au sein des zones productives, la niche alimentaire des populations de S. pilchardus et S. aurita
peut s’étendre jusqu’aux producteurs phytoplanctoniques (Bode & al., 2004). Une corrélation
positive a été trouvé entre leurs prises alimentaires et la chlorophylle a (Garrido & al., 2008).
