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3.9.4 Zone marine sous haute pression
À l’instar de la zone côtière ouest de Bejaïa, la zone marine du PNG est confrontée à diverses
nuisances causées par les pratiques de pêche interdites et destructrices du milieu (telles que le
chalutage effectué sur les zones peu profondes et les zones d’herbier à Posidonie), le nonrespect des techniques et périodes de pêche ainsi que de la taille minimale des espèces. Tout
cela a conduit à la destruction des habitats marins et à l’effondrement des stocks. Cette situation
est aggravée par la pollution d’origine tellurique (rejets urbains et industriels, macro-déchets)
et marine causée par les bateaux de transport de marchandises, les pétroliers et les pêcheurs.
3.9.5 Conflits d’usages et manques de prérogatives : La gestion du PNG
Comme déjà présenté au paragraphe 3.4., la gestion des parcs nationaux en Algérie est régie
par le statut type des parcs nationaux de 2013 qui définit leur organisation et fonctionnement.
L’effectif réel du PNG s’élevait à 53 employés en 2016, nombre qui demeure, selon les
gestionnaires et les autres partenaires institutionnels du Parc insuffisant et manque de plusieurs
profils indispensables pour mener à bien la mission du Parc. Cette situation va être plus difficile
à gérer avec l’intégration de la zone marine qui va augmenter le besoin en personnel qualifié et
spécialisé. En termes de gestion, le 4e plan de gestion a été adopté en 2015 avec comme
principales orientations : la protection de la biodiversité, le renforcement des capacités et de
collaboration avec les chercheurs scientifiques et le mouvement associatif pour l’acquisition
des connaissances, la sensibilisation ainsi que le développement d’activités durables.
La mission des gestionnaires du PNG est rendue difficile non seulement par le manque
d’effectifs et de moyens (infrastructures et d’équipements), mais aussi par la non-adhésion de
la population, des collectivités locales et des directions de la Wilaya au processus de protection
du Parc. Ce dernier créé dans les années 80, sans concertation préalable avec les citoyens
locaux, a en effet causé une forte opposition de ces derniers. Les gestionnaires ont donc dû
déployer d’importants efforts afin d’intégrer la population par le biais de la communication et
la sensibilisation en se déplaçant même aux foyers pour expliquer les missions et objectifs du
parc ainsi qu’à travers des actions d’écodéveloppement. Néanmoins, et malgré tous ces efforts,
cette opposition, aujourd’hui mineure, persiste toujours. Ces enseignements vont être très
importants pour le processus de classement d’AMP.
De plus, le manque de prérogatives des agents et du directeur du parc, qui ne fait pas partie de
l’exécutif de la Wilaya et ne participe donc pas directement à la prise de décision concernant le
Parc, constitue également un obstacle devant l’accomplissement de la mission du Parc et
l’atteinte des objectifs de sa protection. Par ailleurs, la localisation du Parc dans la ville le
confronte à des situations qui ne relèvent pas ou peu de ses compétences à l’exemple de la
gestion des déchets qui relève de la commune, mais qui pose un sérieux problème au Parc.
Des nombreux conflits sont également enregistrés entre les différentes administrations de la
Wilaya de Bejaia mais également entre les différents usagers, y compris au sein de la même
profession. Ces conflits sont de différentes natures : chevauchement des prérogatives,
leadership, politiques sectorielles, utilisation de l’espace et des ressources. À cela s’ajoute la
défiance de la société civile et de ses organisations ainsi que celle des professionnels du secteur
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La gestion intégrée des parcs naturels côtiers: Cas du Parc National de Gouraya (PNC)? Bejaia - 62/243

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