177
organisées et les citoyens peuvent piqueniquer dans le Parc par exemple. Ces efforts finiront
par inscrire le Parc dans le territoire.
Le niveau d’intégration et d’implication des acteurs institutionnels et « agréés » est élevé. Il est
néanmoins épisodique, non stratégique et demeure faible pour la société civile. Cette dernière
peut être intégrée par le biais des associations et des représentants des différentes catégories
d’acteurs qui ont un rôle à jouer dans l’information de la communauté locale de la situation et
des décisions prises au niveau du PNG. De plus, ils sont considérés comme un lien et un trait
d’union entre les gestionnaires du Parc et les citoyens. Les associations locales devraient jouer
leur rôle d'intermédiaire (D’Anna et al., 2015) et les actions qu’elles mènent doivent aller audelà de la célébration des journées nationales et internationales et l’organisation d’évènements
ponctuels. Elles doivent co-construire de stratégies et des programmes avec les gestionnaires et
les autres acteurs (secteur de l’éducation, de l’environnement, la pêche, la jeunesse…).
Motiver les acteurs à participer et contribuer à la recherche des financements est nécessaire
dans la conjoncture actuelle de restrictions budgétaires. Leur implication dépassera donc la
protection, le développement et la sensibilisation pour contribuer réellement à faire vivre et
faire évoluer leur territoire.
7.5 Partage des connaissances
La démarche participative a été initiée pour le projet de classement de l’AMP à travers la mise
en place d’un comité de pilotage intersectoriel et le projet de la mise en place de la pêche durable
dans la future AMP en partenariat avec le MedPAN. Les acteurs institutionnels et organisés en
associations ont été réunis, ce qui a permis de faire avancer le projet et les réflexions y afférant.
Ces réunions devraient tout de même inclure les citoyens et les acteurs qui ne sont pas regroupés
en associations ou fédérations (pêcheurs plaisanciers, chasseurs sous-marins…). L’acceptation
du projet de classement par une partie importante des acteurs générée par le projet MedPAN
devrait être exploitée afin de développer des partenariats avec les différentes catégories
d’acteurs. Ces derniers pourront à leur tour sensibiliser et agir sur les usagers qui n’adhèrent
pas ou sont réticents au projet (Pascual et al., 2016 ; Ramirez, 2016).
Comme révélé dans l’étude de cas du Parc Naturel Marin d’Iroise (Chapitre 5), les partenariats
avec les différents organismes sur des thématiques précises permettent une meilleure prise en
charge de certaines problématiques. Le PNG peut lancer des programmes avec les universités
et les centres de recherche spécialisés dans les domaines reliés aux missions du Parc tels que
l’ENSSMAL, le CNRDPA et l’Université de Bejaïa. Ces partenaires pourraient contribuer
également à la formation des acteurs (pêcheurs, enseignants, bénévoles…). Après la création
de l’AMP, des partenariats sur un maximum de projets sont hautement recommandés. Ceci
garantira leur réussite en bénéficiant du savoir et de l’expertise dont le Parc ne dispose pas
encore et dont les différents acteurs disposent chacun dans son domaine.
Une identification du rôle de ces partenaires pendant et après le processus du classement est
primordiale à l’efficacité de leur contribution (Horigue et al., 2012 ; Havard et al., 2015).
Comme l’a témoigné l’expérience du Parc National de Taza, il est également nécessaire pour
les gestionnaires de prendre en considération la possibilité de changement de position de
Précédent

La gestion intégrée des parcs naturels côtiers: Cas du Parc National de Gouraya (PNC)? Bejaia - 185/243

Suivant