Conclusion
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Les poissons sont ectothermes et des températures relativement élevées favoriseraient la
croissance. En outre, en larviculture, l’obtention de lots homogènes est tributaire d’un
aliment artificiel de qualité répondant parfaitement aux besoins de ces animaux et d’un
rationnement bien conduit.
Notre présente étude, traitant de l’impact de la température d’élevage sur la croissance
larvaire a montré que le métabolisme post-prandial (digestion, l’absorption et le stockage
des nutriments), augmentant quelques heures après la prise alimentaire, dure d’autant
moins longtemps que la température est élevée et ce phénomène est dû à une augmentation
de la vitesse des réactions chimiques et à une accélération du transit intestinal.
Par ailleurs, comme il a été mentionné déjà par plusieurs auteurs, les très jeunes larves
de Tilapia nilotica présentent une thermosensibilité gonadique élevée et une inversion vers
le sexe mâle s’opèrerait à 37°C avec un taux de 90 %, ce qui, expliquerait alors également
les différences de croissance observées et qui s’accentueraient tout au long de la
croissance, raccourcissant ainsi la durée d’élevage pour l’obtention d’animaux de tailles
commerciale présentés entier ou en filet.
Ces résultats semblent être déterminants pour la tilapiculture algérienne qui bénéficie de
source d’eau chaude au sud. L’élevage à des températures de l’ordre de 36°C augmenterait
considérablement les productions et ouvrirait les portes de l’exportation avec moins de
contraintes.
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