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Introduction
L'identification des espèces de poissons est traditionnellement basée sur des caractéristiques
morphologiques externes. Elle nécessite presque toujours la capture et la manipulation des
spécimens. De plus, pour plusieurs d’entre elles, un examen attentif de certaines structures
est requis, et ce n’est qu’à partir de spécimens morts ou anesthésiés que nous pouvons les
observer. Cette clé est basée sur les critères morphologiques les plus évidents possibles et
vise l’identification rapide des spécimens (Desroches, J.-F. 2010).
Cette méthode connaît certaines limites quand il s’agit par exemple de différencier des
espèces qui se ressemblent beaucoup morphologiquement. C’est pourquoi les outils
génétique et moléculaire fournissent des moyens particulièrement efficaces pour distinguer
les individus appartenant à des espèces différentes ou regrouper les individus d’une même
espèce (Khazaal, et al., 2005).
Depuis les années 1980, l’identification des stocks de poissons fait appel aux outils
génétiques (Carvalho, et al, 1994), (Begg,et al., 1999),(Booke, 1999),(Grant, et al.,1998) qui
se sont avérés très informatifs (Waples, 1998). Au début, l’électrophorèse des protéines était
la seule connue. Par la suite, la diversité génotypique a été abordée à travers les produits des
gènes que sont les allozymes. Ces derniers ont révélé des groupes systématiques passés
inaperçus auparavant, aux niveaux intra et interspécifiques (Chaoui, 2007).
La découverte des enzymes de restriction a permis de développer de nouvelles techniques,
telles que les RFLP (Restriction Fragment LengthPolymorphism) sur l’ADN mitochondrial
ou nucléaire. L’arrivée de techniques relativement avancées en biologie moléculaire,
notamment la PCR (Polymerase Chain Reaction), a mis à notre disposition des marqueurs
très polymorphes, tels que les RAPD (RandomAmplifiedPolymorphic DNA), les
minisatellites et les microsatellites. Très sensibles, ces derniers permettent de détecter la
variabilité génétique à l'intérieur des populations (Tautz, 1984) (De Woody,et al., 2000).
La biodiversité ne comprend pas seulement la diversité des espèces, mais aussi la diversité
des gènes et des habitats. Chaque être vivant se distingue de ses congénères par de petites
différences dans son matériel héréditaire. Les individus d'une même espèce et d'une même
région forment une population (Khazaal, et al., 2005)
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Contribution a la caractérisation systématique et morphologique des poissons : - 15/93

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