Chapitre II
Gestion et valorisation des rejets de saumures
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Introduction :
Le chapitre précédant a décrit les impacts du dessalement de l’eau de mer sur
l’environnement, en mettant l’accent sur la saumure.
Cette dernière constitue l’un des principaux inconvénients des procédés d’osmose inverse, en
termes de quantité (Belatoui et al., 2017) et de répercussions sur les écosystèmes marins ;
comme l’herbier de posidonies (Posidonia oceanica) en Méditerranée (Morillo et al., 2014).
L’évacuation de la saumure a toujours été une source de préoccupations lors de la
planification et de l'exploitation d’une installation de dessalement d’eau de mer, raison pour
laquelle différentes méthodes ont été élaborées pour tenter de minimiser l’impact de la
saumure sur l’environnement (Safrai et al. 2008).
Dans ce deuxième chapitre, nous allons nous intéresser aux méthodes d’élimination de la
saumure, aux processus de valorisation de ces sous-produits, ainsi qu’aux textes
réglementaires mis en place au niveau international en vue de minimiser les effets négatifs de
la technologie de dessalement sur le milieu naturel.
Méthodes d’élimination de la saumure :
II.1
Les processus de dessalement produisent d'importantes quantités de saumure, et le moyen le
plus simple de l’éliminer est le déversement en mer.
De nombreuses techniques ont été développées par l’industrie du dessalement afin d’éliminer
la saumure. Le choix de la méthode dépend de la quantité et de la composition de la saumure
produite, de la disponibilité et de l’emplacement du site d'élimination et des coûts
d'investissement et d'exploitation (Panagopoulos et al., 2019).
Parmi les techniques d’élimination existantes, nous citons : le rejet à la côte au moyen d’un
canal, le rejet au large au moyen d’un émissaire, l’injection par infiltration sous la mer, les
bassins d’évaporation, et l’épandage.
II.1.1 Rejet à la côte :
Cette méthode d’élimination de la saumure est réalisée par rejet direct en mer /ou plans d'eau
ouverts via un émissaire, un canal ou un déversoir (Habet, 2010). Elle est adoptée par plus de
90 % des usines de dessalement d'eau de mer à travers le monde (Ziolkowska, 2014),
notamment en Algérie (Figure 2).
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