CHAPITRE I
Un état de l’art sur le coralligène
7
2.2. Les bancs
Sont des concrétionnements plats d'épaisseur variable qui s'étendent entre 0.5 mètre et
plusieurs mètres (3 à 4 m), ils sont principalement construits sur des substrats plus ou moins
horizontaux et ils ont une structure très caverneuse, pleine de trous (Laborel, 1987), qui mène
souvent à une morphologie très typique (ils ont été comparés à un fromage de Gruyère). Ces
bancs sont parfois entourés par des fonds sédimentaires et Pérès et Picard (1952) ont exprimé
l'idée que ces derniers se sont développés à partir de la coalescence de rhodolithes ou maërl
("coralligène du plateau"). Néanmoins, il est très probable que ces concrétionnements se soient
développés presque toujours sur des affleurements rocheux (Got et Laubier, 1968 ; Laborel,
1987).
3. Types physionomiques de peuplements coralligènes
On distingue deux grands types de peuplements coralligènes, qui sont les bornes d'un
continuum le long duquel le coralligène se développe avec un succès plus ou moins grand des
algues calcifiées :
3.1. Le coralligène de paroi
Il se développe sur les tombants caractérisés par la présence d’algues calcifiées mais elles ne
génèrent pas de grandes constructions. La couverture des parois est faite par d'autres algues
sciaphiles et surtout d'invertébrés (spongiaires, cnidaires, bryozoaires, etc.), qui sont en majorité
des filtreurs actifs ou passifs de particules en suspension (True, 1970).
3.2. Le bioconcrétionnement coralligène
Formant des massifs biogènes pouvant atteindre plusieurs mètres d’épaisseur et couvrir de
grandes surfaces horizontales ou non. Les espèces essentielles sont des algues constructrices
corallinacées et peyssonneliacées (Boudouresque, 1973), la structure de ces massifs est très
anfractueuse avec de nombreuses cavités d’une grande richesse (parcelles de la biocénose des
grottes semi-obscures. On peut retrouver de grandes espèces benthiques érigés (alcyon,
gorgones, éponges) associé à ces bancs bio construit (Laubier, 1966).
Un état de l’art sur le coralligène
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2.2. Les bancs
Sont des concrétionnements plats d'épaisseur variable qui s'étendent entre 0.5 mètre et
plusieurs mètres (3 à 4 m), ils sont principalement construits sur des substrats plus ou moins
horizontaux et ils ont une structure très caverneuse, pleine de trous (Laborel, 1987), qui mène
souvent à une morphologie très typique (ils ont été comparés à un fromage de Gruyère). Ces
bancs sont parfois entourés par des fonds sédimentaires et Pérès et Picard (1952) ont exprimé
l'idée que ces derniers se sont développés à partir de la coalescence de rhodolithes ou maërl
("coralligène du plateau"). Néanmoins, il est très probable que ces concrétionnements se soient
développés presque toujours sur des affleurements rocheux (Got et Laubier, 1968 ; Laborel,
1987).
3. Types physionomiques de peuplements coralligènes
On distingue deux grands types de peuplements coralligènes, qui sont les bornes d'un
continuum le long duquel le coralligène se développe avec un succès plus ou moins grand des
algues calcifiées :
3.1. Le coralligène de paroi
Il se développe sur les tombants caractérisés par la présence d’algues calcifiées mais elles ne
génèrent pas de grandes constructions. La couverture des parois est faite par d'autres algues
sciaphiles et surtout d'invertébrés (spongiaires, cnidaires, bryozoaires, etc.), qui sont en majorité
des filtreurs actifs ou passifs de particules en suspension (True, 1970).
3.2. Le bioconcrétionnement coralligène
Formant des massifs biogènes pouvant atteindre plusieurs mètres d’épaisseur et couvrir de
grandes surfaces horizontales ou non. Les espèces essentielles sont des algues constructrices
corallinacées et peyssonneliacées (Boudouresque, 1973), la structure de ces massifs est très
anfractueuse avec de nombreuses cavités d’une grande richesse (parcelles de la biocénose des
grottes semi-obscures. On peut retrouver de grandes espèces benthiques érigés (alcyon,
gorgones, éponges) associé à ces bancs bio construit (Laubier, 1966).
