CHAPITRE I
Un état de l’art sur le coralligène
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CHAPITRE I. Un état de l’art sur le coralligène
1. Présentation de l'écosystème coralligène
1.1. Etymologie
Le terme coralligène a été attribué par les premiers scientifiques à avoir étudié ce milieu
spécifique à la Méditerranée. Il est souvent mentionné que (Marion,1883), a été le créateur de
ce terme « graviers coralligènes » pour décrire les fonds durs que les pêcheurs de Marseille
appelaient "broundo", qui s’étendent entre 30 et 70 mètres de profondeur, entre les prairies de
phanérogames à Posidonia oceanica et les fonds envasés côtiers. L'analogie avec les coraux est
à l'origine du nom « coralligène », qui signifie « producteur de corail » ; Mais, ce dernier dès
l’origine était associé aux cnidaires, aux spongiaires, aux bryozoaires et autres « animaux -
plantes », utilisait par les deux scientifiques (Lamarck, 1801) et (Lamouroux, 1816) pour les
« polypiers et polypes coralligènes ou zoophytes ».
1.2. Description et caractéristiques générales
Le concept “ coralligène “ est né de la plongée car il est difficile d'étudier un fond dur accidenté
avec des dragues et des chaluts, mais, grâce à la plongée, les biologistes marins ont pu étudier
directement le coralligène et définir son cadre bionomique (Harmelin, 2014). Le coralligène est
un habitat de substrat dur dont les végétaux constituent les peuplements dominants. Cet habitat
se rencontre d'une part sur les parois rocheuses accidentées et peu éclairées et, d'autre part, sur
les roches où les algues calcaires peuvent constituer des constructions biogènes de grande
ampleur. On peut retrouver le coralligène dans l’infralittoral lorsque la luminosité est faible et
que les algues corallines peuvent se développer et croître. Ces organismes ont un squelette
calcaire et participent ainsi à la bioconstruction. Cette dernière est assurée principalement par
des algues calcaires (Laborel, 1961 ; Laubier, 1966 ; Sartoretto et al., 1996 ; PNUE/PAM/
/CAR-ASP. ?). D’autres organismes participent également à cette bioconstruction comme les
bryozoaires, les serpulidés, les cnidaires, les mollusques, les éponges, les crustacés et les
foraminifères (Hong, 1980 ; Ros et al., 1985). Le coralligène abrite également des organismes
non bioconstructeurs comme des éponges, des gorgones, des annélides ou des crustacés
(Laborel, 1987). Ces organismes présentent, pour la plupart, une longévité assez importante et
une faible dynamique des populations (Garrabou, 1999 ; Garrabou et Harmelin, 2002 ; Linares
et al., 2007) ; Enfin des organismes endolithiques et brouteurs constituent et façonnent la
structure tridimensionnelle du coralligène.
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