CHAPITRE II
MATÉRIELS ET MÉTHODES
24
Le réseau hydrographique débouchant dans la baie est essentiellement constitué des oueds,
perpendiculaires à la côte, Mazafran et Nador qui, malgré leur régime irrégulier, jouent un rôle
important dans la sédimentologie de la baie (Le Gall, 1969 ; Ait-Kaci et Pauc, 1981, 1983).
En raison des apports terrigènes, de l’hydrodynamisme et de l’activité biologique dans la baie,
les sédiments côtiers présentent divers aspects : les sables fins (Dagorne, 1970) qualifiés de très
quartzeux d’origine terrigène et bioclastique par Leclaire (1792) se chargent progressivement
vers le large en matériel argileux détritique pour passer du faciès sables vaseux à celui des vases
sableuses surtout à l’Est de la baie pour donner des vasières prédominantes à l’Ouest de la baie
(Dargone, 1970).
Pour ce qui est des principaux facteurs climatiques du milieu dans la baie, nous avons :
¾ La température : facteur prépondérant dans la vie des organismes marins, elle contribue
de façon importante à la distribution géographique des espèces marines. La température
des eaux superficielles de la baie fluctue en fonction des échanges atmosphère-mer, elle est
de l’ordre de 21° à 27°C en moyenne (Lalami-Taleb, 1970). Mouhoub (1986) a situé
les maxima de la température superficielle d’août à octobre et les minima de la température
superficielle de février à mars. Les eaux profondes, resteraient (Mouhoub, 1986) relativement
stables. Une homothermie est remarquée en toutes saisons et la température est d’environ 13°C
à des profondeurs supérieures à 100 m (Lalami-Taleb, 1970).
¾ La salinité : même si la salinité décroît à l’embouchure des oueds Mazafran et Nador,
du point de vue hyalin, une certaine homogénéité des eaux a été notée au niveau de la baie
de Bou-Ismaïl. Selon, Lalami-Taleb (1970), la variation de salinité entre la surface et le fond
est faible (de 0,1‰ à 0,2‰). Cependant, depuis ce temps, la baie connait l’installation d’usines
de dessalement qui perturbent sans doute cette homogénéité.
¾ Le régime des vents et des houles : Le vent est une des forces physiques régissant les courants
et les houles. La baie de Bou-Ismaïl est caractérisée par une périodicité des vents qui se
traduit par une prédominance des vents d’Ouest en hiver et au printemps induisant des houles
de grandes amplitudes et des vents d’Est en été et au début de l’automne avec de faibles
amplitudes (Asso, 1982). Les courants dominants sont de direction Est-Ouest et se retrouvent
en face d’un courant opposé diffracté par la côte de Chenoua, créant ainsi un courant de retour
à l’Est de l’oued Nador. Des contres courants locaux, en liaison avec les vents dominants,
induisent un courant de direction moyenne NE-SW (Kadari-Meziane, 1994).
MATÉRIELS ET MÉTHODES
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Le réseau hydrographique débouchant dans la baie est essentiellement constitué des oueds,
perpendiculaires à la côte, Mazafran et Nador qui, malgré leur régime irrégulier, jouent un rôle
important dans la sédimentologie de la baie (Le Gall, 1969 ; Ait-Kaci et Pauc, 1981, 1983).
En raison des apports terrigènes, de l’hydrodynamisme et de l’activité biologique dans la baie,
les sédiments côtiers présentent divers aspects : les sables fins (Dagorne, 1970) qualifiés de très
quartzeux d’origine terrigène et bioclastique par Leclaire (1792) se chargent progressivement
vers le large en matériel argileux détritique pour passer du faciès sables vaseux à celui des vases
sableuses surtout à l’Est de la baie pour donner des vasières prédominantes à l’Ouest de la baie
(Dargone, 1970).
Pour ce qui est des principaux facteurs climatiques du milieu dans la baie, nous avons :
¾ La température : facteur prépondérant dans la vie des organismes marins, elle contribue
de façon importante à la distribution géographique des espèces marines. La température
des eaux superficielles de la baie fluctue en fonction des échanges atmosphère-mer, elle est
de l’ordre de 21° à 27°C en moyenne (Lalami-Taleb, 1970). Mouhoub (1986) a situé
les maxima de la température superficielle d’août à octobre et les minima de la température
superficielle de février à mars. Les eaux profondes, resteraient (Mouhoub, 1986) relativement
stables. Une homothermie est remarquée en toutes saisons et la température est d’environ 13°C
à des profondeurs supérieures à 100 m (Lalami-Taleb, 1970).
¾ La salinité : même si la salinité décroît à l’embouchure des oueds Mazafran et Nador,
du point de vue hyalin, une certaine homogénéité des eaux a été notée au niveau de la baie
de Bou-Ismaïl. Selon, Lalami-Taleb (1970), la variation de salinité entre la surface et le fond
est faible (de 0,1‰ à 0,2‰). Cependant, depuis ce temps, la baie connait l’installation d’usines
de dessalement qui perturbent sans doute cette homogénéité.
¾ Le régime des vents et des houles : Le vent est une des forces physiques régissant les courants
et les houles. La baie de Bou-Ismaïl est caractérisée par une périodicité des vents qui se
traduit par une prédominance des vents d’Ouest en hiver et au printemps induisant des houles
de grandes amplitudes et des vents d’Est en été et au début de l’automne avec de faibles
amplitudes (Asso, 1982). Les courants dominants sont de direction Est-Ouest et se retrouvent
en face d’un courant opposé diffracté par la côte de Chenoua, créant ainsi un courant de retour
à l’Est de l’oued Nador. Des contres courants locaux, en liaison avec les vents dominants,
induisent un courant de direction moyenne NE-SW (Kadari-Meziane, 1994).
