CHAPITRE I
GÉNÉRALITÉS
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1.8.6. HERBIER ONDOYANT
L’herbier ondoyant se développe vers la limite inférieure de la Posidonie, entre 25 et 40m
de profondeur, sur substrat subhorizontal (Clairefond et Jeudy De Grissac, 1979). Il a toutefois
également été observé à faible profondeur (El Asmi-Djellouli et al., 2000). Ce type d’herbier
est caractérisé par des bandes d’herbier larges (jusqu’à une dizaine de mètres), parallèles entre-elles
et anastomosées, en très léger relief, séparées par des bandes de sable recouvrant (éventuellement)
de la matte morte, parallèles entre elles également (Boudouresque et al., 2006) (figure I.16-F).
1.8.4. HERBIER TIGRÉ
L’herbier tigré se développe entre 0,5 et 3m de profondeur. Il se présente sous forme de rubans
assez étroits (de 1 à 2m de large) d’une longueur pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres,
de forme rectiligne ou sinueuse, rarement ramifiés. Ces rubans sont des structures dynamiques,
se déplaçant parallèlement à eux-mêmes, dans le sens inverse des courants, à une vitesse estimée
à une dizaine de centimètres par an. Ils sont séparés par des étendues de matte morte colonisées
par une pelouse mixte à Cymodocea nodosa et Caulerpa prolifera (figure I.16-D).
1.8.7. HERBIER EN MICRO OU MACRO ATOLLS
Ce type d'herbiers se développe entre 0,5 et 2,5m de profondeur. Il se présente sous forme d’une
couronne dont le centre est occupé par de la matte morte. Il peut être observé associé aux herbiers
tigrés, sur des plates-formes récifales ou constituer la seule structure présente, mais toujours
dans des secteurs où l’hydrodynamisme est réduit. L’origine de ces structures semble être liée
à la conjonction de deux mécanismes : la croissance centrifuge d’une touffe de Posidonie
(colonisation du substrat adjacent) et la destruction de sa partie centrale (figure I.16-G).
1.8.5. HERBIER EN ESCALIER
Il se développe sur des substrats durs en pente relativement forte, parcourus par des courants
de fonds descendants. Le fonctionnement est similaire à celui de l’herbier tigré. Du côté amont
de chaque marche d’escalier, des rhizomes plagiotropes progressent, à la vitesse moyenne
de 10 cm/an, du côté aval, le courant érode le tombant de la marche (Boudouresque et al., 2006)
(figure I.16-E).
1.8.3. HERBIER EN PAIN DE SUCRE
Il a été décrit par Molinier & Picard (1952) à faible profondeur, dans des secteurs où
la température de l'eau peut être importante en été. Sa formation s'explique par le fait que l'herbier
ne survit que dans des taches qui continuent à s'élever, alors que cette élévation est bien sûr
interrompue dans les zones qui entourent ces taches, et où l'herbier est mort (figure I.16-C).
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Contribution à l\'étude de l\'état écologique des herbiers à phanérogames marines ( Posidonia Oceanica ) : au niveau de la plage ouest de Sidi-Fredj - 34/106

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