CHAPITRE I
GÉNÉRALITÉS
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I.VII. LES LIMITES DE L’HERBIER
¾ Limite progressive : elle est caractérisée par la présence de rhizomes plagiotropes, disposés
de façon parallèle dans le sens de la pente. L’herbier n’édifie pas de matte, mais il colonise
un substrat situé plus profondément. Ce type de limite traduit en principe une amélioration,
au moins momentanée, de la transparence des eaux (Pergent et al.,1995) (figure I.15-A).
¾ Limite franche : cette limite est brusque, bien nette entre les derniers rhizomes de posidonies
et le sédiment. Elle est caractérisée par la présence de rhizomes généralement orthotropes, mais
sans édification d’une véritable matte. Le manque de lumière et la nature de substrat semble
être à l'origine de ce type de limites (figure I.15-B).
¾ Limite érosive : un tombant de matte marque la limite entre les posidonies, qui présentent
généralement un recouvrement important (>50%), et le sédiment. La formation de ce tombant,
de 20 cm à 1 m de hauteur, résulte de l’hydrodynamisme. L’action des courants de fonds érode
l’herbier et interdit toute progression vers de plus grandes profondeurs (figure I.15-C).
¾ Limite régressive : caractérisée par la présence d’une étendue de matte morte, recouverte
ou non par le sédiment, en aval de la limite de l’herbier proprement dite. Quelques faisceaux
de feuilles, témoins de l’ancienne position de l’herbier, subsistent en aval de la limite actuelle.
Ce type de limite est le plus répandu le long du littoral et traduit une régression d’herbier,
vraisemblablement liée à une augmentation de la turbidité moyenne des eaux (figure I.15-D).
Les herbiers présentent une limite supérieure et une limite inférieure. La première, là où commence
l'herbier en partant de la côte, est plutôt nette, tandis que la seconde, où finit l'herbier, peut-être
de quatre types :
Dans les baies calmes et abritées, l’herbier, au cours du temps, et simultanément à la montée
lente du niveau marin et de la matte sous-jacente, peut se développer très près de la surface
pour former des récifs barrières de posidonie. Il s’agit d’une formation construite par l’herbier
dont la partie proximale des feuilles émerge de la surface, en particulier au printemps
et au début de l’été, lorsque la longueur de la feuille est à son maximum (GIS Posidonie,
2021). Ces récifs jouent un rôle primordial dans la protection des côtes contre l'érosion.
Dans les régions à fort hydrodynamisme, en revanche, les rhizomes peuvent être arrachés,
créant des formations dites intermattes constituées de canaux d'érosion.
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Contribution à l\'étude de l\'état écologique des herbiers à phanérogames marines ( Posidonia Oceanica ) : au niveau de la plage ouest de Sidi-Fredj - 32/106

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