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Les magnoliophytes constituent le groupe des organismes traditionnellement nommés "plantes
à fleurs". Ce groupe monophylétique comprend 260 000 espèces. Il y a environ 100 Ma,
elles retournaient au milieu marin après avoir conquis le milieu terrestre. Aujourd’hui, 66 espèces
marines sont connues (Den Hartog et Kuo, 2006).
Les magnoliophytes sont peu nombreuses mais leur poids écologique est considérable dans
les milieux littoraux: un grand nombre d'entre elles sont des ingénieurs d'écosystèmes comme
la Posidonie. Posidonia oceanica constitue l’une des espèces les plus importantes et les plus
étudiées de l’étage infralittoral de la Méditerranée. Endémique de cette mer, la Posidonie revêt
un rôle de premier ordre au niveau écologique et économique (Boudouresque et al., 2006). L’herbier
de posidonie représente l’écosystème majeur des fonds littoraux en Méditerranée et joue un rôle
écologique prépondérant ; il constitue la base de la richesse des eaux littorales de la méditerranée
(Molinier et Picard, 1952 ; Boudouresque et Meinesz, 1982). L’herbier à Posidonia oceanica
représente surtout un puissant intégrateur de la qualité globale des eaux marines (Pergent, 1991b).
Très largement distribué sur tout le littoral méditerranéen, (Augier et al., 1984a), solidaire au
fond, il rend compte par sa vitalité (ou sa régression), de la qualité des eaux qui dérivent au dessus
de lui (constitue un indicateur biologique performant de la qualité globale du milieu) (Pergent
et al., 1995).
En raison de leur situation sur la bande côtière, les herbiers à posidonie sont des systèmes
très vulnérables à l'activité humaine, qui modifie souvent les conditions environnementales
nécessaires à leur conservation et à leur survie. Ils sont très vulnérables aux variations
environnementales associées aux impacts qui modifient la transparence de l'eau, augmentent
la teneur en nutriments ou altèrent la dynamique des sédiments (Tanner, 2005 ; Montefalcone
et al., 2010).
Les herbiers de Posiodnia oceanica ne sont pas seulement confrontés à des impacts locaux,
mais plusieurs auteurs parlent d'un déclin généralisé à l'échelle de la Méditerranée en raison
des différents stress auxquels ils sont soumis (Boudouresque et al., 2009), à laquelle s'est ajoutée
récemment l'augmentation de la température de la mer due au réchauffement climatique qui,
dans le cas de la Méditerranée, a augmenté au cours des dernières décennies, une tendance qui,
si elle se poursuit dans cette direction, signifierait l'extinction fonctionnelle des prairies à la fin
de ce siècle (Jordà et al., 2012, Marbà & Duarte, 2010).
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Les magnoliophytes constituent le groupe des organismes traditionnellement nommés "plantes
à fleurs". Ce groupe monophylétique comprend 260 000 espèces. Il y a environ 100 Ma,
elles retournaient au milieu marin après avoir conquis le milieu terrestre. Aujourd’hui, 66 espèces
marines sont connues (Den Hartog et Kuo, 2006).
Les magnoliophytes sont peu nombreuses mais leur poids écologique est considérable dans
les milieux littoraux: un grand nombre d'entre elles sont des ingénieurs d'écosystèmes comme
la Posidonie. Posidonia oceanica constitue l’une des espèces les plus importantes et les plus
étudiées de l’étage infralittoral de la Méditerranée. Endémique de cette mer, la Posidonie revêt
un rôle de premier ordre au niveau écologique et économique (Boudouresque et al., 2006). L’herbier
de posidonie représente l’écosystème majeur des fonds littoraux en Méditerranée et joue un rôle
écologique prépondérant ; il constitue la base de la richesse des eaux littorales de la méditerranée
(Molinier et Picard, 1952 ; Boudouresque et Meinesz, 1982). L’herbier à Posidonia oceanica
représente surtout un puissant intégrateur de la qualité globale des eaux marines (Pergent, 1991b).
Très largement distribué sur tout le littoral méditerranéen, (Augier et al., 1984a), solidaire au
fond, il rend compte par sa vitalité (ou sa régression), de la qualité des eaux qui dérivent au dessus
de lui (constitue un indicateur biologique performant de la qualité globale du milieu) (Pergent
et al., 1995).
En raison de leur situation sur la bande côtière, les herbiers à posidonie sont des systèmes
très vulnérables à l'activité humaine, qui modifie souvent les conditions environnementales
nécessaires à leur conservation et à leur survie. Ils sont très vulnérables aux variations
environnementales associées aux impacts qui modifient la transparence de l'eau, augmentent
la teneur en nutriments ou altèrent la dynamique des sédiments (Tanner, 2005 ; Montefalcone
et al., 2010).
Les herbiers de Posiodnia oceanica ne sont pas seulement confrontés à des impacts locaux,
mais plusieurs auteurs parlent d'un déclin généralisé à l'échelle de la Méditerranée en raison
des différents stress auxquels ils sont soumis (Boudouresque et al., 2009), à laquelle s'est ajoutée
récemment l'augmentation de la température de la mer due au réchauffement climatique qui,
dans le cas de la Méditerranée, a augmenté au cours des dernières décennies, une tendance qui,
si elle se poursuit dans cette direction, signifierait l'extinction fonctionnelle des prairies à la fin
de ce siècle (Jordà et al., 2012, Marbà & Duarte, 2010).
INTRODUCTION GÉNÉRALE
