Chapitre I : Généralités
13
4. Ecologie du phytoplancton PP
Le phytoplancton tient la place de producteur primaire dans le réseau trophique. Il produit le
carbone indispensable aux niveaux trophiques supérieurs grâce à la photosynthèse. Il évolue de façon
saisonnière aussi bien en milieu lacustre (Amblard, 1987) qu‟en milieu marin (Margalef, 1958).
Dans les écosystèmes océaniques hauturiers, généralement oligotrophes, les efflorescences
phytoplanctoniques sont observées au printemps, lorsque les conditions sont favorables. Ceci permet
au phytoplancton de se maintenir dans les eaux de surface, riches en nutriments d‟une part, et où la
disponibilité en énergie lumineuse est importante d‟autre part. La dynamique du phytoplancton est
ainsi plus complexe en domaine côtier, plusieurs facteurs pouvant agir sur la croissance de sa
biomasse (Gailhard, 2003).
En Méditerranée, la succession saisonnière phytoplanctonique s‟articule en trois stades (Margalef,
1958) :
Stade 1 : A la fin de l‟hiver, la colonne d‟eau se mélange du fait du refroidissement de l‟eau de
surface qui devient alors plus dense que celle du fond, permettant la remise à disposition des
nutriments dans la couche de surface. Un développement phytoplanctonique important a lieu, avec
un pic principal de densité en février et des pics secondaires en novembre-décembre et mars-avril.
Les espèces de petites tailles capables de se multiplie rapidement sont favorisées. Les
Bacillariophycées prédominent ce stade. Les espèces présentes appartiennent aux genres
Chaetoceros, Thalassiothrix, Thalassionema et Asterionella. La diversité est globalement faible.
Stade 2 : Il est caractérisé par la présence de Bacillariophycées de tailles plus importante et
l‟apparition en proportions non négligeables de Dinophycées. Les taux de croissance ainsi que les
densités de populations sont plus faibles qu‟au stade 1. Dans le schéma global méditerranéen, les
genres Rhizolenia, Guinardia et Bacteriastrum représentent la communauté de Bacillariophycées.
Les Dinophycées s‟illustrent à travers les genres Prorocentrum, Phalacroma, Dinophysis,
Peridinium et Ceratium. La diversité atteint généralement son maximum à ce stade.
Stade 3 : La masse d‟eau devient pauvre en nutriments. Les Dinoflagellés augmentent, favorisés
par leur taux de croissance faible et leur capacité à se diriger dans la masse d‟eau grâce à leurs
flagelles. De plus, certaines Dinophycées sont capables d‟autotrophie, ce qui leur permet de survivre
lorsque les nutriments deviennent vraiment insuffisants. Ce troisième stade a notamment lieu l‟été,
lors de la stratification de la masse d‟eau. Les genres Ceratium, Peridinium, Dinophysis,
Gymnodinium, Gonyaulax et Prorocentrum sont prépondérants lors de ce troisième stade. La
Précédent

Biodiversité et composition du phytoplancton et du microphytobenthos de la côte Est Algéroise - 26/93

Suivant