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Introduction générale
Le littoral constitue un espace de rencontre entre la terre, l'atmosphère et la mer. Il est
caractérisé par une grande variété paysagère et biologique et par de nombreuses activités
humaines (le tourisme, l'industrie, le transport et l'agriculture) (Mezouar et al. 2009). Ce
milieu offre de nombreuses possibilités d'emploi à un grand nombre de personnes, ce qui se
traduit par une forte densité de population dans ces milieux. D’après l’UICN (Union
Internationale pour la Conservation de la Nature), près de 60 % de la population vit à moins
de 150 km du rivage.
Vu son rôle stratégique et économique, il est nécessaire de l'étudier pour connaître son
comportement au fil des saisons et des années, et particulièrement en cas d'érosion, de
remontée du niveau de la mer à long terme ou modifications d'origine anthropique (Molinier
et al. 1995).
Dans un contexte de réchauffement climatique planétaire, l'élévation globale du niveau
de la mer devrait engendrer de multiples bouleversements dans la zone côtière, influençant
directement sur l‘hydrodynamique sédimentaire. Les études des phénomènes physiques qui
affectent la zone côtière sont nécessaires pour sa gestion et sa protection. cette zone joue le
rôle d’une barrière naturelle contre la submersions marine et l’érosion côtière (Corrêa 1996).
Les côtes sableuses qui présentent un environnement très dynamique font l'objet de cette
étude. Selon les informations recueillies, elles représentent entre 11 % et 34 % soit 170 000
kilomètres (Sherman and Lyons 1994)) des côtes du monde. (Bird 1996) a fait ressortir que
70 % des rivages du monde sont touchés par l'érosion. La conséquence directe de cette
tendance mondiale est de menacer les équipements proches de la côte (L’Heureux et al.
2011).
Du fait de la forte occupation du littoral, Les zones côtières sont particulièrement
exposées aux risques côtiers de submersion marine et d'érosion. Actuellement l'érosion côtière
est une grave menace qui touche toutes les côtes du monde. Environ 1 723 kilomètres (soit
24,2 %) des côtes méditerranéennes reculent en raison de l'avancée de la mer. Au contraire,
environ 678 kilomètres (soit 10%) des côtes progressent vers la mer (Than 2015).
La lutte contre l'érosion côtière repose sur la compréhension et le contrôle des nombreux
facteurs naturels et anthropiques comme les forçages côtiers, le vent, la nature géologique des
côtes et l’artificialisation du littoral. La combinaison de ces facteurs permet de définir les
zones du littoral potentiellement vulnérables au recul du trait de côte.
Comme dans toutes les côtes des pays, les côtes Algériennes n’échappent pas à cette
règle. Le littoral algérien s’étend sur un linéaire côtier de 1622 km. Il représente un
écosystème fragile menacé par l’urbanisation, les activités portuaires et industrielles et par les
rejets industriels et urbains dans le milieu marin. Tout cela conduit donc à poser la
problématique du milieu côtier en matière de l’érosion côtière, les changements soudains du
niveau de la mer induits par les perturbations atmosphériques (Bouhmadouche and
Hemdane 2016b).
À petite échelle et au Nord-Est d’Alger, la côte sableuse qui va du Cap Matifou au Cap
Djinet s’étire sur une cinquantaine de kilomètres. Durant ces dernières années, cette zone est
caractérisée par des activités industrielles intenses, telle que la plus grande centrale électrique
qui alimente une grande partie de la région, les activités portuaires (Port de Zemmouri et port
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processus mis en Jeu dans l\'évolution Miorpho-dynamique de la baie zemmouri: Modélisation Hydro-Sédimentaire et cinématique du trait de Côte. - 17/243

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