rétrécissement au niveau du canal d’Elbe. Les masses d’eau
doivent franchir ce passage assez rapidement vu sa faible
longueur, et sans turbulence verticale excessive à cause de sa
profondeur importante. De plus, le golfe de Gênes
constitue
une réserve où la densité des Tamara atteint des valeurs très
élevées. C’est donc une population nombreuse qui est entraînée
vers
la mer tyrrhénienne en saison chaude, quand le courant
de surface porte au Sud, ce qui augmente la proportion de
survivants.
Il n’y a donc pas de verrou au Nord du bassin comparable
à ceux du SW et surtout du SE. En fait, le mouvement des
masses
d’eau entre la mer ligure et la tyrrhénienne paraît
être principalement horizontal, alors que c’est surtout l’insta—
bilité verticale qui affecte T. stylifera, mauvais nageur et peut—
être particulièrement sensible à l’agitation. Nous nous en sommes rendue compte en posant des cristallisoirs d’expérience sur
un
plateau mobile animé d’un mouvement lent de va—et—vient
au
moyen d’un moteur électrique et d’une excentrique : les
animaux meurent au bout de 10 à 15 heures alors que les té—
moins immobiles survivent plusieurs jours.
6°) Mer ion:ienne et bassin oriental :
Contrastant avec la mer tyrrhénienne si fouillée, la partie
orientale de la Méditerranée qui s’ouvre à l’Est du canal siculo—
tunisien est un domaine très mal connu en ce qui concerne
les C-o-pépod—es. Les données sont rares et dispersées, ce qui
tient non seulement à l’absence jusqu’à une date récente de
laboratoires maritimes actifs, mais aussi au manque d’intérêt
des organisateurs de croisières et des spécialistes de copé—
podes pour cette région marine, apparemment aussi pauvre
en
ressources
exploitables qu’elle est riche en mythes.
—-—
SARS (1925) signale la présence de T. stylifera en Juillet et
Août à Messine et dans legorlŒe de Syracuse, mais sans en noter l’abon—
dance.
-—-—
CANNICCI (1961) la considère comme une espèce commune ou
dominante en été sur la côte calabraise, en mer ionienne ainsi
basse Adriatique. Par contre, elle manque ou elle est rare clans le golfe
de Tarente. Elle fait complètement défaut toute l’année dans la Mar
Piccolo de Tarente (DE ANGELIS et DELLA VALLE 1959), mais le carac—
tère lagunaire de cette localité (salinité : 54,5 à 55,8 %0 -—‘-— tempéra—
ture
:
10° — 26°) explique cette absence.
doivent franchir ce passage assez rapidement vu sa faible
longueur, et sans turbulence verticale excessive à cause de sa
profondeur importante. De plus, le golfe de Gênes
constitue
une réserve où la densité des Tamara atteint des valeurs très
élevées. C’est donc une population nombreuse qui est entraînée
vers
la mer tyrrhénienne en saison chaude, quand le courant
de surface porte au Sud, ce qui augmente la proportion de
survivants.
Il n’y a donc pas de verrou au Nord du bassin comparable
à ceux du SW et surtout du SE. En fait, le mouvement des
masses
d’eau entre la mer ligure et la tyrrhénienne paraît
être principalement horizontal, alors que c’est surtout l’insta—
bilité verticale qui affecte T. stylifera, mauvais nageur et peut—
être particulièrement sensible à l’agitation. Nous nous en sommes rendue compte en posant des cristallisoirs d’expérience sur
un
plateau mobile animé d’un mouvement lent de va—et—vient
au
moyen d’un moteur électrique et d’une excentrique : les
animaux meurent au bout de 10 à 15 heures alors que les té—
moins immobiles survivent plusieurs jours.
6°) Mer ion:ienne et bassin oriental :
Contrastant avec la mer tyrrhénienne si fouillée, la partie
orientale de la Méditerranée qui s’ouvre à l’Est du canal siculo—
tunisien est un domaine très mal connu en ce qui concerne
les C-o-pépod—es. Les données sont rares et dispersées, ce qui
tient non seulement à l’absence jusqu’à une date récente de
laboratoires maritimes actifs, mais aussi au manque d’intérêt
des organisateurs de croisières et des spécialistes de copé—
podes pour cette région marine, apparemment aussi pauvre
en
ressources
exploitables qu’elle est riche en mythes.
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SARS (1925) signale la présence de T. stylifera en Juillet et
Août à Messine et dans legorlŒe de Syracuse, mais sans en noter l’abon—
dance.
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CANNICCI (1961) la considère comme une espèce commune ou
dominante en été sur la côte calabraise, en mer ionienne ainsi
basse Adriatique. Par contre, elle manque ou elle est rare clans le golfe
de Tarente. Elle fait complètement défaut toute l’année dans la Mar
Piccolo de Tarente (DE ANGELIS et DELLA VALLE 1959), mais le carac—
tère lagunaire de cette localité (salinité : 54,5 à 55,8 %0 -—‘-— tempéra—
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10° — 26°) explique cette absence.
