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114 —
Il faut donc chercher d’autres facteurs agissant sur la
fécondité. Le premier venant à l’esprit est la concurrence des
Centropages, qui intervient précisément de Février à Juillet—
_
Août en réduisant le stock alimentaire dontles femelles de
Temora disposent.
6°) Le facteur alimentaire — fertilité et production primaire.
Dès 1952. MARSHALL et ORR montrent, avec Calanus finmarchicus, que la quantité d’œufs pondus dépend à la fois
de la quantité et de la qualité de la nourriture reçue par les
femelles. Plusieurs auteurs reprirent ensuite le problème jus—
qu’à Conxerr (1966, op., cit.) qui conclut que la fertilité de
Temora longicornis dépend à la fois de
concentration des
Algues unicellulaires dans le récipient d’élevage, de. leur na—
ture
(la Diatomée Lauderia borealis étant meilleure que le
petit Flagellé Isochrgsis galbana) et indirectement. de la tem-—
pérature qui accélère la maturation ”des ovocytes et le méta—
bolisme des femelles.
Nous
avons
abandonné
l’alimentation
des
femelles
avec
des
cultures
d’Algues
au
profit
de
l’eau
prise
sur
place afin de les maintenir au régime le plus voisin pos—
,
sible de celui qu’elles avaient dans la nature pendant le court
laps de temps que dure l’expérience. Une évaluation globale
de. ce régime naturel nous a été fournie par les données de
productivité primaire dues à l’amabilité de M. S. TELLAI, qui
nous a communiqué les résultats encore inédits (1) de ses me—
sures par la méthode au C14.
Nous ne diSpo-sons que d’un petit nombre de. prélèvements
effectués à des dates voisines de celles des mesures de produc—
tivité primaire, aussi le graphique”: de la figure 26
une
valeur indicative seulement. Une proportionnalité aSsez forte
entre la fertilité journalière et la synthèse chlorophyllienne
exprimée en mg de cafbone/m2/jour apparaît jusqu’à 55
oeufs environ. Ce chiffre est loin du maximum (153 à Naples,
109 à Alger). mais le rendement du régime alimentaire est une
(1) Les prélèvements ont été effectués en deux stations, l’une à 1,5 mille
l’autre à 3 milles de la côte et les chiffres retenus sont une moyenne des deuxî
114 —
Il faut donc chercher d’autres facteurs agissant sur la
fécondité. Le premier venant à l’esprit est la concurrence des
Centropages, qui intervient précisément de Février à Juillet—
_
Août en réduisant le stock alimentaire dontles femelles de
Temora disposent.
6°) Le facteur alimentaire — fertilité et production primaire.
Dès 1952. MARSHALL et ORR montrent, avec Calanus finmarchicus, que la quantité d’œufs pondus dépend à la fois
de la quantité et de la qualité de la nourriture reçue par les
femelles. Plusieurs auteurs reprirent ensuite le problème jus—
qu’à Conxerr (1966, op., cit.) qui conclut que la fertilité de
Temora longicornis dépend à la fois de
concentration des
Algues unicellulaires dans le récipient d’élevage, de. leur na—
ture
(la Diatomée Lauderia borealis étant meilleure que le
petit Flagellé Isochrgsis galbana) et indirectement. de la tem-—
pérature qui accélère la maturation ”des ovocytes et le méta—
bolisme des femelles.
Nous
avons
abandonné
l’alimentation
des
femelles
avec
des
cultures
d’Algues
au
profit
de
l’eau
prise
sur
place afin de les maintenir au régime le plus voisin pos—
,
sible de celui qu’elles avaient dans la nature pendant le court
laps de temps que dure l’expérience. Une évaluation globale
de. ce régime naturel nous a été fournie par les données de
productivité primaire dues à l’amabilité de M. S. TELLAI, qui
nous a communiqué les résultats encore inédits (1) de ses me—
sures par la méthode au C14.
Nous ne diSpo-sons que d’un petit nombre de. prélèvements
effectués à des dates voisines de celles des mesures de produc—
tivité primaire, aussi le graphique”: de la figure 26
une
valeur indicative seulement. Une proportionnalité aSsez forte
entre la fertilité journalière et la synthèse chlorophyllienne
exprimée en mg de cafbone/m2/jour apparaît jusqu’à 55
oeufs environ. Ce chiffre est loin du maximum (153 à Naples,
109 à Alger). mais le rendement du régime alimentaire est une
(1) Les prélèvements ont été effectués en deux stations, l’une à 1,5 mille
l’autre à 3 milles de la côte et les chiffres retenus sont une moyenne des deuxî
