A la fin de l’été, depuis plusieurs années, nous trouvons dans le
plancton de la région d’Alger ' _ des oeufs inédits remarquables par un
vitellus vésiculeux et une goutte d’huile assez petite (15 % seulement
du diamètre de l’oeuf), Leur abondance-relative et surtout leur fréquence
‘
ont
de quoi surprendre : ils sont probablement émis par un Poisson
commun
dans ce secteur maritime. Afin de déterminer l’espèce dont ils
proviennent nous avons accumulé les informations sur la morphologie
de l’oeuf et des premiers stades larvaires, le nombre de _myomères, la
période et l’aire de ponte.
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’
OEUF (Fig. 1).
‘
C’est une sphère d’environ 1,14 mm de diamètre (de 1,05 à 1,23
mm). Sa mince capsule englobe un vitellus vésiculeux qui enserre une
goutte d’huile sphérique de 0,185 mm de diamètre (entre 0,15 et 0,20
mm). Pondu probablement
nuit, il atteint vers midi le stade de
_
lentille blastodermique. Son blaStopore se ferme le soir. Au milieu du
jour suivant l’embryon dépasse en longueur la demi—circonférence du
vitellus ; il présente alors une pigmentation en petits points noirs et
jaunes tout le long du corps. L’éclosion a lieu au cours de la troisième
nu1t.
.
STADES LARVAIRES
l) Larue & l’éclosion (Fig.
:
_
A l’éclosion, la lar‘ve mesure 3 mm. Son anus s’ouvre à peu près
à la moitié du corps. Son vitellus très abondant constitue une sphère
volumineuse ; la goutte d’huile s’y trOuVe en situation postérieure.
L’anus est séparé du vitellus par une nageoire préanale nette. Dans ses
régions dorsale, ventrale ét caitdale, le tégument constitue une nageoire
primordiale étroite et haute, remarquable par son aspect granuleux, dû
aux
innombrables cellulés muqueuses qui la parsèment. Quelques cupules'
de neuromastes la
niveau du museau, de l’arrière de la tête,
des flancs et de la queue.
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L’oeil n’est pratiquement pas pigmenté ; l’oreille est réduite à l’état
de simple placode avec deux otolithes
la bouche n’est pas formée ;
le tube digestif rectiligne aboutit à un rectum étroit sur toute la longueur
et
à lumière virtuelle. La nageoire péctorale n’apparaît pas encore ;
et bien que le cœur batte, on n’observe pas dans le sang d’éléments
figurés. Cette larve se nourrit donc exclusivement de son vitellus par
imbibition. Souvent inerte, elle flotte grâce à sa vésicule vitelline. Elle
les vibrations du milieu par ses neuromastes et réagit
par une nage ondulante peu rapide.
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