INTRODUCTION
En Algérie, le cycle sexuel des Soléidés n’est connu que par une remarque
originale de GAVARD (1928) à propos de la Sole vulgaire, et par quelques
mentions peu précises
de DIEUZEIDE (1955) qui semblent résulter de la
compilation d’Ouvrages circumméditérranéens. Il convenait donc, par des
observations régulières, d’en préciser les modalités.
_
Deux sources d’informations ont été exploitées à cet effet. Des prélèvements planctoniques, effectués plus ou moins régulièrement pendant huit
ans, ont amélioré notre connaissance du calendrier des pontes de quelques
'
espèces. Ils ont été complétés, de décembre 1974 à novembre 1975, par
des
examens hebdomadaires d’adultes qui ont fourni des indications sur l’évolution
des rapports Gonado-somatiques (R.G.S.) et Hepato-somatiques (RE—LS), et
sur
la Sex-Ratio.
_
D’autre part, l’état de développement des ovaires a été apprécié par
référence à une échellede cinq stades définis morphologiquement comme suit :
——
Repos sexuel ; ovaire petit, translucide ; vascularisation fine ; ovocytes
invisibles à l’œil nu.
-
——
Début de l’évolution sexuelle; ovaire de taille moyenne, jaune ou
rose, avec un début d’opacification ; vascularisation plus nette : ovocytes visibles par transparence,
mais petits et distants les uns des autres.
——
Maturation avancée ; ovaire de grande taille, jaune ou rose, opaque;
vascularisation bien développée mais nettement définie ; ovocytes bien visibles,
disposés les uns contre les autres en un arrangement régulier.
——
Ponte ; ovaire très grand, orange à rouge vineux, nombreuses lacunes
hémorragiques et vaisseaux sanguins dilatés ; ovocytes bien visibles, irrégulièrement disposés, laissant entre eux des zones hyalines qui correspondent à
la présence d'ovules murs transparents.
——
Atrèsie; ovaire de taille moyenne ou petite, flasque, rouge
vineux
intense; vascularisation intense mais très mal définie; ovocytes absents ou
atrétiques.
Chez la plupart des espèces, le stade de ponte s’est révélé très durable,
conformément aux assertions de LAHAYE (1972). Mais nous n’avons pas reussr
à définir des stades de récupération, comme ceux de PINTO et ANDREU (1957)
pour la Sardine.
'
——
67 ——
En Algérie, le cycle sexuel des Soléidés n’est connu que par une remarque
originale de GAVARD (1928) à propos de la Sole vulgaire, et par quelques
mentions peu précises
de DIEUZEIDE (1955) qui semblent résulter de la
compilation d’Ouvrages circumméditérranéens. Il convenait donc, par des
observations régulières, d’en préciser les modalités.
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Deux sources d’informations ont été exploitées à cet effet. Des prélèvements planctoniques, effectués plus ou moins régulièrement pendant huit
ans, ont amélioré notre connaissance du calendrier des pontes de quelques
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espèces. Ils ont été complétés, de décembre 1974 à novembre 1975, par
des
examens hebdomadaires d’adultes qui ont fourni des indications sur l’évolution
des rapports Gonado-somatiques (R.G.S.) et Hepato-somatiques (RE—LS), et
sur
la Sex-Ratio.
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D’autre part, l’état de développement des ovaires a été apprécié par
référence à une échellede cinq stades définis morphologiquement comme suit :
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Repos sexuel ; ovaire petit, translucide ; vascularisation fine ; ovocytes
invisibles à l’œil nu.
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Début de l’évolution sexuelle; ovaire de taille moyenne, jaune ou
rose, avec un début d’opacification ; vascularisation plus nette : ovocytes visibles par transparence,
mais petits et distants les uns des autres.
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Maturation avancée ; ovaire de grande taille, jaune ou rose, opaque;
vascularisation bien développée mais nettement définie ; ovocytes bien visibles,
disposés les uns contre les autres en un arrangement régulier.
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Ponte ; ovaire très grand, orange à rouge vineux, nombreuses lacunes
hémorragiques et vaisseaux sanguins dilatés ; ovocytes bien visibles, irrégulièrement disposés, laissant entre eux des zones hyalines qui correspondent à
la présence d'ovules murs transparents.
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Atrèsie; ovaire de taille moyenne ou petite, flasque, rouge
vineux
intense; vascularisation intense mais très mal définie; ovocytes absents ou
atrétiques.
Chez la plupart des espèces, le stade de ponte s’est révélé très durable,
conformément aux assertions de LAHAYE (1972). Mais nous n’avons pas reussr
à définir des stades de récupération, comme ceux de PINTO et ANDREU (1957)
pour la Sardine.
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