Ainsi, chez la larve âgée de 156 heures environ, la ceinture scapulaire
fait saillie à la partie ventrale du fait de l’anglaigrissement de la région antérieure
du corps. Cette larve devient peu active ; ses mouvement se ralentissent.
Elle atteint alors le point de non retour, ”point of no return” (]...HS BLAXTER,
G. HEMPEL, 1965) et finit par mourir affamée (pl. C, schéma 8).
Une étude des larves au-delà de ces derniers stades, c’est-à—diré après
la résorption du vitellus, nécessitera une alimentation appropriée, choisie
par exemple dans le plancton marin.
——
Blade hirtologique :
L’étude histologique révèle, tout comme l’étude morphologique, un
freinage dans le développement larvaire entre le quatrième et le sixième
jour. Cependant, quelques modifications minimes sont décelables au cours
des différents stades de cette période :
—
Au stade 108 heures, les ièces cartila ineuses de la ceinture sca u_
P
8
P
laire augmentent de volume.
'
-
——
Au stade
120
heures, le résidu vitellin a complètement disparu.
La vessie urinaire s’ébauche : c’est un élargissement de la région où aboutissent
les deux uretères primaires. Elle est entourée d’un épithélium simple dont
les cellules sont plus larges que
hautes (pl. XII, fig. 45 a et b). Elle se continue,
vers le cloaque, par l’urètre, dont la lumière est très réduite (pl. XII, fig. 45 c).
Dans l’intestin moyen, les cellules épithéliales secrétrices, à pôle apical fermé,
deviennent très nombreuses.
?
——
Au stade 132 heures, la vessie urinaire sélargit davantage.
——
Aux stades 144 et 156 heures, le cartilage s’hypertrophie au niveau
de plusieurs organes : les arcs branchiaux, les mâchoires, les cartilages para_
chordaux...
DISCUSSION - CONCLUSION
De l’éclosion au quatrième jour, le développement d’Engraulis enchrasicholus Linné, se fait à un rythme rapide. La plupart des organes, bien déve—
loppés à la fin de cette période, deviennent fonctionnels. Arnsr, les organes
des sens : l’œil, l’organe olfactif, l’oreille et les neuromastes des lignes
latérales sont en mesure d’assumer déjà les fonctions de relations de la larve.
Chez ce poisson Téléostéen, le développement de ces organes sensoriels est
comparable à celui des autres Vertébrés. Cependant, l’ébauche auditive se
‘
différencie très tôt ; dès le stade << simple otocyste » nous voyons
des cellules
sensorielles ciliées. Celles-ci au nombre de deux ou tr'015, sont locahsees dans
l’épithélium profond de l’otocyste, au niveau de la future macula du Saccule.
Une étude similaire, que nous avons réalisée chez_ un Clupe1de, Sard1na
pilchardus (VI/albaum), révèle cette même particularité…
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