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AVANT PROPOS
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Le naturaliste quasi universel qu’était Jean—Henri Fabre n’avait
guèxé d’afnité pour la Taxonomie qui, pour lui, était une science
morte. Ce grand entomologiste initiateur de disciplines modernes
telles que l’Ethol‘ogie ou l’Ecologie préférait passer ses journées en
pleine nature à observer les moeurs des insectes plutôt que de les
classer et de les mettres en boîte dans le clair-obscur de son cabinet
de travail.
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Cependant, cet observateur remarquable auteur non seulement
-
des “Souvenirs entomologiques” mais de n0mbreux ouvrages sur la
Botanique, la Zoologie, la Cosmographie, les Sciences de la Terre,
la Physique et la Chimie, ce dessinateur de talent qui nous a laissé
des planches remarquables, en particulier sur les champignons,
avait parfaitement réalisé l’importance d’une connaissance parfaite
des espèces. Sans cette connaissance, estimit—il, aucune recherche sur
la vie et les mœurs des animaux ne peut être considerée comme sûre.
‘
On comprent ainsi pourquoi Fabre avait autant d’admiration
pour le grand systématicien qu’était Latreille. Lui même n’a-t’il pas
créé plusieurs espèces d’insectes nouvelles pour la science !
Cette nécessité qu’il y a d’étre certain d’une détermination est
également applicable à toutes les sciences de la vie même et peut
être surtout dans leurs applications. Il en est ainsi pour les sciences
de la Mer en général et pour l’Halieutique en particulier. En effet
comment estimer sans erreur l’importance d’un stock et son devenir
-
si l’on ne sait d’une manière précise à quelle espèce ou sous—espèce
il appartient. Les confusions en matière d’lchthyologie ou de Malacologie ne sont pas rares surtout si l’on perd la notion d’étude “in
situ” tant prisée par Fabre. Ces confusions ont été et peuvent être
encore à l’origine de conclusions erronées qui ont des conséquences
non négligeables dans la gestion des ressources marines
D’ailleurs ce ne sont par seulement les chercheurs et les techni—
ciens qui doivent chercher à éviter ce genre d’erreur ; en effet, dans
—
bien des cas, une connaissance sûre des espèces peut être d’une
grande utilité pour les professionels de la pêche, l’observation et la
connaissance du comportement de telle ou
de poisson
'
ou de crustacé pouvant leur permettre d’améliorer leurs performan—
ces tout en veillant àla conservation des stocks.
Pour permettre à ceux qui ne sont pas des naturalistes chevronnés
d’acquérir le moyen d’éviter des erreurs regréta‘bles, point n’est
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AVANT PROPOS
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Le naturaliste quasi universel qu’était Jean—Henri Fabre n’avait
guèxé d’afnité pour la Taxonomie qui, pour lui, était une science
morte. Ce grand entomologiste initiateur de disciplines modernes
telles que l’Ethol‘ogie ou l’Ecologie préférait passer ses journées en
pleine nature à observer les moeurs des insectes plutôt que de les
classer et de les mettres en boîte dans le clair-obscur de son cabinet
de travail.
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Cependant, cet observateur remarquable auteur non seulement
-
des “Souvenirs entomologiques” mais de n0mbreux ouvrages sur la
Botanique, la Zoologie, la Cosmographie, les Sciences de la Terre,
la Physique et la Chimie, ce dessinateur de talent qui nous a laissé
des planches remarquables, en particulier sur les champignons,
avait parfaitement réalisé l’importance d’une connaissance parfaite
des espèces. Sans cette connaissance, estimit—il, aucune recherche sur
la vie et les mœurs des animaux ne peut être considerée comme sûre.
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On comprent ainsi pourquoi Fabre avait autant d’admiration
pour le grand systématicien qu’était Latreille. Lui même n’a-t’il pas
créé plusieurs espèces d’insectes nouvelles pour la science !
Cette nécessité qu’il y a d’étre certain d’une détermination est
également applicable à toutes les sciences de la vie même et peut
être surtout dans leurs applications. Il en est ainsi pour les sciences
de la Mer en général et pour l’Halieutique en particulier. En effet
comment estimer sans erreur l’importance d’un stock et son devenir
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si l’on ne sait d’une manière précise à quelle espèce ou sous—espèce
il appartient. Les confusions en matière d’lchthyologie ou de Malacologie ne sont pas rares surtout si l’on perd la notion d’étude “in
situ” tant prisée par Fabre. Ces confusions ont été et peuvent être
encore à l’origine de conclusions erronées qui ont des conséquences
non négligeables dans la gestion des ressources marines
D’ailleurs ce ne sont par seulement les chercheurs et les techni—
ciens qui doivent chercher à éviter ce genre d’erreur ; en effet, dans
—
bien des cas, une connaissance sûre des espèces peut être d’une
grande utilité pour les professionels de la pêche, l’observation et la
connaissance du comportement de telle ou
de poisson
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ou de crustacé pouvant leur permettre d’améliorer leurs performan—
ces tout en veillant àla conservation des stocks.
Pour permettre à ceux qui ne sont pas des naturalistes chevronnés
d’acquérir le moyen d’éviter des erreurs regréta‘bles, point n’est
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