;
On
retrouve
pour
partie les constats effectués _à partir des 36 projets de
_
démonstration de l'Union Européenne (1996—1999) qui montrent que la plupart des
problèmes et conflits rencontrés sur la zone côtière sont imputables à des carences des
procédures, de la planification et des inStitutions (actions sectorielles non coordonnées,
décisions
inadéquates et isolées, systèmes b…eaucratiques rigides,
manque de
ressources pour les initiatives locales, manque deconnaissance des processus littoraux,
absence de lien entre la recherche et les utilisateurs finaux): Concernant les pratiques de
mise en
ressort une absence de vision globale, un engagement insuffisant des
__
parties concernées, un manque de cohérence des politiques sectorielles et des
insufsances au niveau de la coordinati0n et du soutien administratif (UE, 1999).
3. QUELS CONSTATS ET QUELLE PROBLEMATIQUE POUR LA MISEEN ŒUVRE DE
LA GIZC ?
‘
,
'
Globalement l’évaluation des projets pilotes en Méditerranée, outre l'importance de
la planification, fait ressortir le fait
politiques sont difficiles à appliquer dans leur
ensemble ; constat qui confirme l’intérêt d'étudier les conditions de mise en œuvre. Or,
tandis qu'il existe de nombreux travaux sur les enjeux et les principes de
GIZC, la
revue que nous avons faite par ailleurs concernant l'évaluation de la GIZC (Rey—Valette
et Roussel, 2006), témoigne de la faiblesse des évaluations en matière de mise en œuvre
.
des politiques de GIZC. On retrouve les résultats de l'évaluation des politiques de
développement durable qui montrent la prépondérance des recommandations et des
évaluations portant sur la phase d’élaboration de la politique et notamment l'étape
déterminante du diagnostic (ETD, 2004 ; Boutaud, 2005).
'
'
Soulignons que le caractère très large des objectifs poursuivis par la;-GIZC,
constitue, comme le souligne Burbridge (1997), une contrainte à l’évaluation de ces
politiques, qui nécessite d’après l'auteur des, méthodes” d’évaantion spécifiques du fait
notamment qu'il s’agit d'un processus lent et incrémental. En outre les politiques de
GIZC, et plus généralement de développement durable, introdUisent un n0uveàu
référentiel prônant des logiques de transversalité, de long terme et de participation qui
oblige à revoir les méthodes d’évaluation
ces politiques.
implique du fait du principe de non—standardisation du développement durable, un
_
pluralisme des déclinaisons locales de la GIZC et par conséquéntl’existénœ
diversité des modes de mise
œuvre, ce qui complique toute démarche d'évaluation.
En particulier, on note des besoins spécifiques concernantl'évaluation
la dimension
__
institutionnelle et l'évaluation de la gouvernance a_ufsein des dispositifs de GIZC. Il s'agit
de pouvoir rendre compte du caractère collectif et complexe du“pr0cesSus de gestion “et —
évaluer en quoi ces “dispositifs favorisent l'équité et“
des acteurs de
façon à ce que la définition collective des principes de développement soit l’expression de
la construction «d’un bien
issu d’un idéal porté par les acteurs du territoire»
(Macombe et al., 2006), et“;ce‘Çi malgré l'existence d’importants différentiels de'poids et
de représentatibn entre les acteurs (Rey—Valette et al., 2006—a).
-'
Bien que peu nombreuses encore,.les démarches d'évaluation de la mise en œuvre
”de la GIZC qui ont été réalisées (UE, 1999; PNUE/PAM/PAP, 2001; CEL, 2002;
Henocque et Billé, 2005), le plUs— souvent à partir de projets pilotes, mettent l'accent sur
les faiblesses de la dimension institutionnelle de la mise en œuvre, liées comme pour les
politiques de développement durable mises en œuvre par les collectivités territoriales
»
(agenda 21 locaux) aux difficultés de «coordination entre les échelles d’actions et
de
la participation »
(ETD,
2004). Le rapport de la Commission ,
met en avant la.
dela
GIZC Il
d'aborder l'ensemble du
en
,33
_
On
retrouve
pour
partie les constats effectués _à partir des 36 projets de
_
démonstration de l'Union Européenne (1996—1999) qui montrent que la plupart des
problèmes et conflits rencontrés sur la zone côtière sont imputables à des carences des
procédures, de la planification et des inStitutions (actions sectorielles non coordonnées,
décisions
inadéquates et isolées, systèmes b…eaucratiques rigides,
manque de
ressources pour les initiatives locales, manque deconnaissance des processus littoraux,
absence de lien entre la recherche et les utilisateurs finaux): Concernant les pratiques de
mise en
ressort une absence de vision globale, un engagement insuffisant des
__
parties concernées, un manque de cohérence des politiques sectorielles et des
insufsances au niveau de la coordinati0n et du soutien administratif (UE, 1999).
3. QUELS CONSTATS ET QUELLE PROBLEMATIQUE POUR LA MISEEN ŒUVRE DE
LA GIZC ?
‘
,
'
Globalement l’évaluation des projets pilotes en Méditerranée, outre l'importance de
la planification, fait ressortir le fait
politiques sont difficiles à appliquer dans leur
ensemble ; constat qui confirme l’intérêt d'étudier les conditions de mise en œuvre. Or,
tandis qu'il existe de nombreux travaux sur les enjeux et les principes de
GIZC, la
revue que nous avons faite par ailleurs concernant l'évaluation de la GIZC (Rey—Valette
et Roussel, 2006), témoigne de la faiblesse des évaluations en matière de mise en œuvre
.
des politiques de GIZC. On retrouve les résultats de l'évaluation des politiques de
développement durable qui montrent la prépondérance des recommandations et des
évaluations portant sur la phase d’élaboration de la politique et notamment l'étape
déterminante du diagnostic (ETD, 2004 ; Boutaud, 2005).
'
'
Soulignons que le caractère très large des objectifs poursuivis par la;-GIZC,
constitue, comme le souligne Burbridge (1997), une contrainte à l’évaluation de ces
politiques, qui nécessite d’après l'auteur des, méthodes” d’évaantion spécifiques du fait
notamment qu'il s’agit d'un processus lent et incrémental. En outre les politiques de
GIZC, et plus généralement de développement durable, introdUisent un n0uveàu
référentiel prônant des logiques de transversalité, de long terme et de participation qui
oblige à revoir les méthodes d’évaluation
ces politiques.
implique du fait du principe de non—standardisation du développement durable, un
_
pluralisme des déclinaisons locales de la GIZC et par conséquéntl’existénœ
diversité des modes de mise
œuvre, ce qui complique toute démarche d'évaluation.
En particulier, on note des besoins spécifiques concernantl'évaluation
la dimension
__
institutionnelle et l'évaluation de la gouvernance a_ufsein des dispositifs de GIZC. Il s'agit
de pouvoir rendre compte du caractère collectif et complexe du“pr0cesSus de gestion “et —
évaluer en quoi ces “dispositifs favorisent l'équité et“
des acteurs de
façon à ce que la définition collective des principes de développement soit l’expression de
la construction «d’un bien
issu d’un idéal porté par les acteurs du territoire»
(Macombe et al., 2006), et“;ce‘Çi malgré l'existence d’importants différentiels de'poids et
de représentatibn entre les acteurs (Rey—Valette et al., 2006—a).
-'
Bien que peu nombreuses encore,.les démarches d'évaluation de la mise en œuvre
”de la GIZC qui ont été réalisées (UE, 1999; PNUE/PAM/PAP, 2001; CEL, 2002;
Henocque et Billé, 2005), le plUs— souvent à partir de projets pilotes, mettent l'accent sur
les faiblesses de la dimension institutionnelle de la mise en œuvre, liées comme pour les
politiques de développement durable mises en œuvre par les collectivités territoriales
»
(agenda 21 locaux) aux difficultés de «coordination entre les échelles d’actions et
de
la participation »
(ETD,
2004). Le rapport de la Commission ,
met en avant la.
dela
GIZC Il
d'aborder l'ensemble du
en
,33
_
