Toutefois, la protection d’espèces rares et de ce milieu très fragilisé connaît
actuellement un certain espoir grâce aux gigantesques aquariums publics
florissant un peu partout dans le monde. Faisant office de véritables parcs
marins, ils ont un intérêt scientifique et pédagogique certain, car ils permettent au plus grand nombre d'observer les poissons coralliens dans leur
milieu naturel reconstitué. Dans de tels espaces, des reproductions impossibles à obtenir par l'amateur ont lieu, et permettent d'éviter dans une
certaine mesure le prélèvement de quelques espèces in situ.
Vers une nouvelle aquariophilie marine
Les méthodes modernes de filtration, de chauffage et d'éclairage, ainsi
que les connaissances de la chimie de l’eau, sont d'une grande valeur
pour les aquariophiles, et il est aujourd'hui possible de contrôler l’environnement des poissons avec une grande précision.
La préservation à long terme de l'aquariophilie marine dépend essentiellement de notre capacité à faire se reproduire en aquarium certaines espèces
aujourd’hui prélevées en masse dans leur biotope naturel. Beaucoup plus
complexe que l'aquariophilie d'eau douce, l'aquariophilie marine implique
une connaissance parfaite des règles qui régissent la vie de l'écosystème, à
la fois extrêmement riche et fragile, qu'est le récif corallien.
Si vous êtes encore peu expérimenté, vous sélectionnerez vos futurs pensionnaires parmi les plus courants, qui ont l’avantage de se reproduire
fréquemment en aquarium. Les poissons-clowns, les demoiselles ou les
poissons-pyjamas, d’un prix de vente peu élevé, vous enchanteront par
leurs couleurs éclatantes ainsi que par leurs comportements. Préférez de
jeunes spécimens qui s’acclimatent plus facilement à la vie en aquarium
et connaissent des relations intraspécifiques beaucoup plus paisibles que
les adultes. Quelques espèces ont un comportement férocement territorial, d’autres, comme les poissons-clowns, vivent très heureuses en petits
groupes. En ce qui concerne les demoiselles, il est même nécessaire de
reconstituer un petit banc d’une dizaine d'individus dans votre bac.
Distinguer le vrai du faux
Labroides dimidiatus est un vrai poisson-nettoyeur déparasiteur. Il existe
un imitateur qui profite de son homochromie pour attaquer les autres poissons
en leur dévorant les écailles ou des lambeaux de chair : Aspidontus taematus
qui appartient à la famille des blenniidés. Ce poisson, long de 12 cm, réussit
Un petit nettoyeur
commun (Labroides
dimidiatus) offrant
ses services à une
jeune Coris aygula.
mieux sa prédation auprès des jeunes poissons, car il semble
que les adultes aient appris à le reconnaître.
En observant attentivement sa bouche,
on remarque qu’elle est en position infère,
et non terminale, et qu’elle comporte
de fines dents en forme de sabre.
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