Les espèces caractéristiques du groupe ISR sont
contrairement aux biotopes sciaphiles où ces
des espèces à large répartition écologique puis—
groupes ont un recouvrement (RMG) de 14,1 %
qu’elles se rencontrent aussi bien dans les bio—
et une dominance quantitative (DRi) de 64,1 %
topes sciaphiles que photophiles en mode battu
(Boudouresque & Passelaique, 1972).
qu’en mode calme, en milieux pollués ou non
_
pollués. Cependant, elles restent liées à l’étage
4.2.2. Algues macr0phytes et qualité
infralittoral (Augier & al., 1971). Parmi les espè—
du milieu marin
ces les plus abondantes figurent Corullina elon—
La présence d’espèces algales indicatrices de
gala,
Ce7m7zz‘um diap/oanum, C. gmcz‘llz‘mmn
pollution contribuent à la surveillance de la
et Falkenbergz‘a mfolanosa.
qualité des eaux du milieu. En effet, ce groupe
Le groupe écologique constitué par les espèces
d’algues permet de déterminer la turbidité et la
de pollution (ETN et PH1P) a un recouvrement
transparence des eaux, le degré de pollution et
_.
assez important avec un RMG de 55,51 % et
peut—être même la nature de la pollution. Les
une
dominance quantitative de 24,07 %. Les
algues nitrophiles, pour leur développement,
espèces les plus représentatives de ce groupe
exigent de fortes concentrations en nitrate et
sont Giga7tz‘na acicularz‘s, Ulva rigidæ et U.‘lac—
en
phosphore : c’est le cas des Ulvales.
Ho
tuca.
Les espèces médiolittorales (RM, RMS,
(1981) met en relation la quantité d’azote et de
EM et FM) sont moins importantes en recou—
phosphore contenue'dans les tissus d’Ulva lacvrement avec un
RMG de 12,07 %
et une
tuca avec les concentrations mesurées dans le
dominance quantitative de 5,55 %. Les espèces
milieu; cette espèce est considérée comme un
sciaphiles (SIC—SD, les espèces sciaphiles de
bon indicateur pour la détermination de l’eu—
mode relativement calme (SC—SCD et sciaphiles
trophisation du milieu.
_
de
mode
battu
(SSE—SSBF—SSBC) sont peu
Ainsi, l’étang de Berre soumis aux problèmes
représentées avec un recouvrement respectif
d’eutrophisation se trouve recouvert sur toute
de 1,58, 1,55 et 2,44 %, et une dominance
sa surface par deux espèces d’Ulves : Ulva rigi—
quantitative respective de 0,70, 0,68 et 0,42 %,
da et U. lactuca; celles—ci forment un tapis vert
Tableau 4.2.5 : Recouvrement moyen global (RMG) et dominance quantitative (DRi) des différents
groupes écologiques de la station d’Alger—Plage
médiolittorales
12,07
5,53
RM : Roche médiolittorale
%
_
RMS : Roche médiolittorale supérieure
ËEspèces photophiles
42,98
18,75
Les groupes photophiles infralittoraux
ginfralitorales
.
'
PhIB : Photophile infralittoral battu
'
Î(PHÏB-PHÏC—PHÏT)
PhIC :Photophile infralittoral relatiVement calme
i…w Ph1-T : photop_hile infralittoral thermophile
ËEspèCes-sciaphiles
1,38
.
0,70
Les groupes sciaphiles
_
_
;(SIC'SI)
'
_
SC : Sciaphile relativement calme
;
i
\
.
.
_
,
l SCI : Sciaphile infralittoral relativement calme
.
saaphrles
2'44
0'42
SI : Sciaphile infralittoral
gde
mode battu
SSB : Sciaphile superciel battu
-
Ê _
* } SSBC : Sciaphile superficiel d’afnité chaude
Ë
\
l SSBf : Scia hile su erficiel battu d’afnité froide
;
gEspeces sciaphiles
1,55
0,68
p
p
_
;
Ëd€ mode relativement calme
l
i..(S_Ç;_5_Ç_Ïl_______…__……__…___
Les groupes
de pollution
'
ETN .: Eutrophe et thionitrophile
iEspèces de pollution
53,31
24,07
PhIP : Photophile infralittoral portuaire
.
i(ETN-PHIP)
.
'
'
'
Les autres groupes
;
iAutres espèces
LRE : Larges potentialités ecologiques
Ë(ISR)
'
106,44
47,92
SSP : Sans signification précisée
ËTOTAL
225,04
100,00
90
BiodiVersité marine et littorale algérienne
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