toxiques. Nous rappelons qu’une espèce peut
suit la même évolution que la température; elle
être hautement nocive a de faible concentra—
est
aussi
soumise aux
variations
liées
aux
tion, autrement dit des densités cellulaires qui
conditions atmosphériques et aux apportsd’eau
passeraient tout a faitinaperçues. En effet, les
douce…ll en résulte des modifications significa—
‘
seuils toxiques en terme de nombre de cellules
tives de la structure haline. Les travaux hydro—
dans l’eau, dans
pays développés, ont ten—
logiques effectués sur les côtes algériennes
dance chaque année, a être plus sévères ; pour
montrent que la structure haline de surface est
le genre Din0p/oysis par exemple, en France, il
nettement marquée par les eaux.atlantiques. En
est de l’ordre de 50-cell./l, au Pays—Bas et au
effet, les valeurs trouvées dans le courant algé—
Japon de 20 cell/l. (Sournia, 1990).
_
rien sont très voisines
36,6 psu dans la zone
Néanmoins, laplupartphytoplanc—
côtière
et
n’atteignent
jamais
56,9.
psu.
toniques sont parfaitement bénins et peuvent
Cependant, dans le golfe d’Annaba, Ounissi &
être bénéfiques pour la faune_marine ainsi que
(1999) enregistrent des teneurs halines plus
_
pour l’homme; la raison pour laquelle notre
basses de l’ordre de 51,4 psu; ces concentra—
_
pays, a fort potentiel touristique, doit protéger
tions sont dues aux apports d’eau d’origine
ses côtes par la mise en place d’un réseau per—
continentale.
-
-
manentde surveillance (monitoring).
-
La teneur en oxygène varie en fonction de la
Notons que cesblooms sont des phénomènes
température et de la salinité. Elle dépend aussi
naturels qui. se produisent généralement dans
des processus purement biologiques telle par
les aires a upvvelling ainsi que les estuaires
exemple la production d’oxygène par les végé(Andérsen,
1996).
Cependant,
les
actions
taux autotrophes,Ainsi, on peut observer des
anthropiques enrichissent le milieu côtier en
maxima d’oxygène durant la période printaniè—
azote et en phosphate (Ounissi & Frehi, 1999),
re coïncidant avec le bloom phytoplanctonique.
ce qui provoque une dystrophie du milieu dont
Par ailleurs, les variations saisOnnières des dif—
le résultat estune production algale importante
férents paramètres témoignent d’une parfaite
(eutrophisation).
-
'
…
,
'
coincidence avec l’augmentation de la concen—
,
'
_
—
tration des eaux en oxygène et la diminution
L’ensemble des travauxantérieurs ainsi que nos
des phosphates. Ce mécanisme est la consé—
propres investigations nous ont permis de met—
des fonctions vitales de la ore algale.
tre en_évidence le rôle et l’inuence des fac—
La Méditerranée est une mer considérée comme
teurs exogènes sur les variations des caractères
'
oligotrophe. Toutefois la production biologique
physico—chimiques : température, salinité, oxy—
peut être localementintensiée par des structugène
'
.
‘
.
.
res
hydrologiques particulières, tels les fronts
_
La température ; ce facteur important du méta—
(Sournia,. 1990). A titre d’exemple, durant la
bolisme, de la physiologie Îdes organismes
campagne Médiprod en juin 1990, réaliséedans
_
marins végétaux,” joue un rôle nOn …moins
les eaux côtières-, (1° et 4° B), une zone très
_
.
important-sur les variations'de'la viscosité du
riche en chlorophylle a été mise en évidence à
milieu, donc sur les mouvements des - masses
une trentaine de miles de la côte, Ce maximum
.
d’eau et le comportement du planCton; il a un
de biomasse a été-observé a environ une pro—
comportementsaisonnier étroitement—lié a celui
fondeur
de
55—65 'm avec des teneurs en
‘
du milieu environnant. Dans les eaux algérien—
chlorophylle
largement celles ren—
nes, ce rythme saisonnier se traduit graphique—
contrées en Méditerranée : elles sont supérieu—
ment par.une-courbe en cloche, avecun minires a 80
Ce maximum a été observé au
_
mum en. hiver (10—12 0C) qui, selon'les années,
niveau du gradient de nitrate supérieur a 1 ug/l.
peut se déplacer de décembre à mars, et un
Au sein de ce maximum de uorescence,
le
maximum en été (ZZ—50°C)
qui. lui aussi est
phytoplancton est dominé par des Diatomées,
sujet
oscillations dans le temps.
notamment l’espèce Niîzscbia se77Îata et N. deli—
La salinité superficielle, dans ses grandes lignes,
catissima
ainsi
que
par
le
Dinoagellé
.
Biodiversité marine et littorale algérienne
77 '
suit la même évolution que la température; elle
être hautement nocive a de faible concentra—
est
aussi
soumise aux
variations
liées
aux
tion, autrement dit des densités cellulaires qui
conditions atmosphériques et aux apportsd’eau
passeraient tout a faitinaperçues. En effet, les
douce…ll en résulte des modifications significa—
‘
seuils toxiques en terme de nombre de cellules
tives de la structure haline. Les travaux hydro—
dans l’eau, dans
pays développés, ont ten—
logiques effectués sur les côtes algériennes
dance chaque année, a être plus sévères ; pour
montrent que la structure haline de surface est
le genre Din0p/oysis par exemple, en France, il
nettement marquée par les eaux.atlantiques. En
est de l’ordre de 50-cell./l, au Pays—Bas et au
effet, les valeurs trouvées dans le courant algé—
Japon de 20 cell/l. (Sournia, 1990).
_
rien sont très voisines
36,6 psu dans la zone
Néanmoins, laplupartphytoplanc—
côtière
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n’atteignent
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56,9.
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toniques sont parfaitement bénins et peuvent
Cependant, dans le golfe d’Annaba, Ounissi &
être bénéfiques pour la faune_marine ainsi que
(1999) enregistrent des teneurs halines plus
_
pour l’homme; la raison pour laquelle notre
basses de l’ordre de 51,4 psu; ces concentra—
_
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continentale.
-
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manentde surveillance (monitoring).
-
La teneur en oxygène varie en fonction de la
Notons que cesblooms sont des phénomènes
température et de la salinité. Elle dépend aussi
naturels qui. se produisent généralement dans
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les aires a upvvelling ainsi que les estuaires
exemple la production d’oxygène par les végé(Andérsen,
1996).
Cependant,
les
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taux autotrophes,Ainsi, on peut observer des
anthropiques enrichissent le milieu côtier en
maxima d’oxygène durant la période printaniè—
azote et en phosphate (Ounissi & Frehi, 1999),
re coïncidant avec le bloom phytoplanctonique.
ce qui provoque une dystrophie du milieu dont
Par ailleurs, les variations saisOnnières des dif—
le résultat estune production algale importante
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L’ensemble des travauxantérieurs ainsi que nos
des phosphates. Ce mécanisme est la consé—
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tre en_évidence le rôle et l’inuence des fac—
La Méditerranée est une mer considérée comme
teurs exogènes sur les variations des caractères
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oligotrophe. Toutefois la production biologique
physico—chimiques : température, salinité, oxy—
peut être localementintensiée par des structugène
'
.
‘
.
.
res
hydrologiques particulières, tels les fronts
_
La température ; ce facteur important du méta—
(Sournia,. 1990). A titre d’exemple, durant la
bolisme, de la physiologie Îdes organismes
campagne Médiprod en juin 1990, réaliséedans
_
marins végétaux,” joue un rôle nOn …moins
les eaux côtières-, (1° et 4° B), une zone très
_
.
important-sur les variations'de'la viscosité du
riche en chlorophylle a été mise en évidence à
milieu, donc sur les mouvements des - masses
une trentaine de miles de la côte, Ce maximum
.
d’eau et le comportement du planCton; il a un
de biomasse a été-observé a environ une pro—
comportementsaisonnier étroitement—lié a celui
fondeur
de
55—65 'm avec des teneurs en
‘
du milieu environnant. Dans les eaux algérien—
chlorophylle
largement celles ren—
nes, ce rythme saisonnier se traduit graphique—
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Ce maximum a été observé au
_
mum en. hiver (10—12 0C) qui, selon'les années,
niveau du gradient de nitrate supérieur a 1 ug/l.
peut se déplacer de décembre à mars, et un
Au sein de ce maximum de uorescence,
le
maximum en été (ZZ—50°C)
qui. lui aussi est
phytoplancton est dominé par des Diatomées,
sujet
oscillations dans le temps.
notamment l’espèce Niîzscbia se77Îata et N. deli—
La salinité superficielle, dans ses grandes lignes,
catissima
ainsi
que
par
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Dinoagellé
.
Biodiversité marine et littorale algérienne
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