forme
d’une
colonie
de
plusieurs individus
Gould & al. (1990), cette espèce peut présen—
(10 a 20 individus) entourée par du mucus.
ter un inconvénient pour les filtreurs. En fait,
Dans les échantillons de l’hiver, nous avons
lorsque la taille de la colonie est très large, et
constaté
des
Cryptophvcées vivant dans le
son utilisation comme nourriture étant difficimucilage de la colonie. En été, plusieurs espè—
le, elle peut affecter l’abondance et la compo—
ces
y cohabitent. Effectivement, nous avons
sition des niveaux trophiques supérieurs.
identifié à 75 m de profondeur 18 cellules de
Leplocylz‘nolras a’am‘cas,
«Nilzsclaz‘a
seriala»
Nitzscbia bicapz‘z‘ata dans le mucus de la colo—
ainsi que les espèces du genre sz‘zosolem‘a se
nie. De plus, a cette même profondeur d’imsont révélées très fréquentes dans nos collec—
mersion, une colonie de Tbalassz‘osz‘ra paloe—
tes; elles ont aussi été signalées par Margalef
neia, mesurant 72 pm de diamètre (le plus
(1978) comme typiques des zones à upwelling
grand axe), héberge dans son mucus les for—
et des aires très fertiles.
mes suivantes : des petits flagellés de 2—5 um
En conclusion si l’on exclut les Cryptophycées
de longueur (50 individus), une colonie de
qui se sont imposées surtout quantitativement,
Leplocyllndra5 a’am‘cas composée de 6 indivi—
l’inventaire spécifique indique que c’est le
dus, des Naviculales et des Niz‘zscbla non
groupe des Dinoflagellés qui détient le pre—
identifiées, des Dinoflagellés composés de
mier rang avec 117 espèces, tandis que le
petits Gyr7moa'z‘nlens et des Protoperlcllm‘am
deuxieme
rang
revient
aux
Diatomées
difficiles a identifier.
(72 espèces), suivis des Coccolithophoridées
Le mode d’organisation de cette colonie a été
(21 espèces) et en dernier les Silicoflagellés
déjà signalé en mer d’Alboran en automne
avec 5 espèces.
1989 par Gould & al. (1990), en effet, ils ont
Nous avons enregistré aussi la présence, dans
identifié des Nitzclaz‘a bicapz‘z‘az‘a en symbiose
certains
échantillons, des Tintinidés et des
avec
la colonie. Toutefois, ils n’ont pas men—
Foraminifëres, et que nous avons exclus de
tionné la présence des Cryptomonadines dans
notre recensement.
la colonie. La présence de 779alassz‘osz‘ra par—
Finalement, il est apparu intéressant de com—
tbeneia
a
aussi
été
signalée dans d’autres
parer la qualité de notre peuplement phyto—
structures frontales, notamment le courant du
planctonique avec celle d’autres études en mer
Gulf Stream (Fryxell & al., 1984) et dans les
d’Alboran et dans le reste de la Méditerranée.
convergences antarctiques (Elbracher & al.,
En effet, Cabanas (1984) dans ce bassin albo—
1978). Elbracher & al. (1978), en étudiant le
ranais ainsi que Sournia & al. (1990) ont établi
phytoplancton de l’upwelling Nord—Est afri—
une
liste des principales espèces phytoplanc—
cain, décrivent cette espèce comme une géla—
toniques
où
dominent
les
Diatomées
:
tineuse qui héberge des Gymnodiniens (tels
sz‘zosolem‘a alala, R. fragilissz‘ma, «Nüzscbia
que
Gymnodz‘m‘am et Ampbiclim‘am), des
serial“a», Tlaalassiosz‘ra partbenez‘a, ainsi que
Ciliés et des Diatomées essentiellement des
des Dinoagellés tels que Protopem‘a’z‘niam,
Navicales et des Nitzsclaz‘a sans préciser les
Ceratiam farca et C. fasas. C’est un phyto—
espèces. En effet, il est difficile de déterminer
plancton
spécifique
des
eaux
tempérées,
ces espèces qui sont confinées dans du mucus.
caractérisé par des structures hydrologiques
Selon Reil & al. (1974 m Elbracher & al.,
particulières : des convergences et des remon—
1978), des bactéries semblent proliférer dans
tées
d’eau (Gould, 1988, Elbracher, 1978 ;
la colonie utilisant son mucus comme un sub—
Margalef, 1978). Néanmoins, sur les côtes algé—
strat similaire à de la chitine. Dans ce même
riennes, Bernard (1954), Tellaï (1964) en baie
ordre d’idée, Margalef (1978) mentionne que
d’Alger, Lalami (1971), Lhorenz (1988) et Illoul
ce mucus joue le rôle important d’un self—régu—
(1991), pour le courant algérien, citent tantôt
lateur pour la colonie en contrant l’absorption
comme
principales espèces Emiliam‘a loaxe—
des nutriments; c’est aussi une source de nour—
leyz‘,
5/eelez‘onema
costatam,
et
tantôt
riture principale pour les Tintinides. D’après
Leptocylz‘na’ms mediteraneas.
d’une
colonie
de
plusieurs individus
Gould & al. (1990), cette espèce peut présen—
(10 a 20 individus) entourée par du mucus.
ter un inconvénient pour les filtreurs. En fait,
Dans les échantillons de l’hiver, nous avons
lorsque la taille de la colonie est très large, et
constaté
des
Cryptophvcées vivant dans le
son utilisation comme nourriture étant difficimucilage de la colonie. En été, plusieurs espè—
le, elle peut affecter l’abondance et la compo—
ces
y cohabitent. Effectivement, nous avons
sition des niveaux trophiques supérieurs.
identifié à 75 m de profondeur 18 cellules de
Leplocylz‘nolras a’am‘cas,
«Nilzsclaz‘a
seriala»
Nitzscbia bicapz‘z‘ata dans le mucus de la colo—
ainsi que les espèces du genre sz‘zosolem‘a se
nie. De plus, a cette même profondeur d’imsont révélées très fréquentes dans nos collec—
mersion, une colonie de Tbalassz‘osz‘ra paloe—
tes; elles ont aussi été signalées par Margalef
neia, mesurant 72 pm de diamètre (le plus
(1978) comme typiques des zones à upwelling
grand axe), héberge dans son mucus les for—
et des aires très fertiles.
mes suivantes : des petits flagellés de 2—5 um
En conclusion si l’on exclut les Cryptophycées
de longueur (50 individus), une colonie de
qui se sont imposées surtout quantitativement,
Leplocyllndra5 a’am‘cas composée de 6 indivi—
l’inventaire spécifique indique que c’est le
dus, des Naviculales et des Niz‘zscbla non
groupe des Dinoflagellés qui détient le pre—
identifiées, des Dinoflagellés composés de
mier rang avec 117 espèces, tandis que le
petits Gyr7moa'z‘nlens et des Protoperlcllm‘am
deuxieme
rang
revient
aux
Diatomées
difficiles a identifier.
(72 espèces), suivis des Coccolithophoridées
Le mode d’organisation de cette colonie a été
(21 espèces) et en dernier les Silicoflagellés
déjà signalé en mer d’Alboran en automne
avec 5 espèces.
1989 par Gould & al. (1990), en effet, ils ont
Nous avons enregistré aussi la présence, dans
identifié des Nitzclaz‘a bicapz‘z‘az‘a en symbiose
certains
échantillons, des Tintinidés et des
avec
la colonie. Toutefois, ils n’ont pas men—
Foraminifëres, et que nous avons exclus de
tionné la présence des Cryptomonadines dans
notre recensement.
la colonie. La présence de 779alassz‘osz‘ra par—
Finalement, il est apparu intéressant de com—
tbeneia
a
aussi
été
signalée dans d’autres
parer la qualité de notre peuplement phyto—
structures frontales, notamment le courant du
planctonique avec celle d’autres études en mer
Gulf Stream (Fryxell & al., 1984) et dans les
d’Alboran et dans le reste de la Méditerranée.
convergences antarctiques (Elbracher & al.,
En effet, Cabanas (1984) dans ce bassin albo—
1978). Elbracher & al. (1978), en étudiant le
ranais ainsi que Sournia & al. (1990) ont établi
phytoplancton de l’upwelling Nord—Est afri—
une
liste des principales espèces phytoplanc—
cain, décrivent cette espèce comme une géla—
toniques
où
dominent
les
Diatomées
:
tineuse qui héberge des Gymnodiniens (tels
sz‘zosolem‘a alala, R. fragilissz‘ma, «Nüzscbia
que
Gymnodz‘m‘am et Ampbiclim‘am), des
serial“a», Tlaalassiosz‘ra partbenez‘a, ainsi que
Ciliés et des Diatomées essentiellement des
des Dinoagellés tels que Protopem‘a’z‘niam,
Navicales et des Nitzsclaz‘a sans préciser les
Ceratiam farca et C. fasas. C’est un phyto—
espèces. En effet, il est difficile de déterminer
plancton
spécifique
des
eaux
tempérées,
ces espèces qui sont confinées dans du mucus.
caractérisé par des structures hydrologiques
Selon Reil & al. (1974 m Elbracher & al.,
particulières : des convergences et des remon—
1978), des bactéries semblent proliférer dans
tées
d’eau (Gould, 1988, Elbracher, 1978 ;
la colonie utilisant son mucus comme un sub—
Margalef, 1978). Néanmoins, sur les côtes algé—
strat similaire à de la chitine. Dans ce même
riennes, Bernard (1954), Tellaï (1964) en baie
ordre d’idée, Margalef (1978) mentionne que
d’Alger, Lalami (1971), Lhorenz (1988) et Illoul
ce mucus joue le rôle important d’un self—régu—
(1991), pour le courant algérien, citent tantôt
lateur pour la colonie en contrant l’absorption
comme
principales espèces Emiliam‘a loaxe—
des nutriments; c’est aussi une source de nour—
leyz‘,
5/eelez‘onema
costatam,
et
tantôt
riture principale pour les Tintinides. D’après
Leptocylz‘na’ms mediteraneas.
