Conformément à la démarche citée ci—dessus, il
ainsi ciblées sont intégrées dans une démarche
est fait référence a une série de critères adoptés
plutôt éco—systémique.
'
'
en Méditerranée dans les études de classement
d'aires
marines
protégées. Le site des îles
La fragilité de l'écosystème ou des paysages
Habibas répond à l'essentiel de ces critères. Ces
La fragilité d’un écosystème ou d’un paysage
îles dépassent même les critères de sites d'inté—
est intimement liée à sa vulnérabilité aux activi—
rêt local et répondent parfaitement aux critères
tés
anthropiques et quant sa restauration
de sites marins d‘intérêt régional (méditerra—
devient très difficile, voire impossible.
néen). Parmi ces critères nousnous sommes
Même si de nombreux espaces, disséminésle
attardés sur les plus importants: la rareté, la fra—
long du littoral algérien demeurent remarquagilité, la représentativité, le degré de préserva—
bles, il est utile de rappeler que la littoralisation
tion et l'étendue.
‘
et
l’intensification des activités humaines le
Grimes & al. (2000) dans l’étude de classement
long de cette côte constituent une menace et un
des îles Habibas en réserve naturelle marine
risque sérieux pour les paysages et les écosys—
révèlent une diversité biologique marine fort
tèmes côtiers et littoraux.
-
remarquable pour cet espace et le préconisent
,
,
.
,
,
,
pour un classement en urgence. Les auteurs
,
,
n’hésitent pas à P1‘Op05er cette conservation
'
dans le cadre du complexe insulaire de l’Ouest
._
_
,
algérien
(axe
'
île
Plane—îles
Habibas—île
f__Ô
, _
_‘
Rachgoun).
_
-
_
"
‘
’
"‘“
'
_
,.
-
Semroud & Grimes (1995) inventorient cinq.
_
_
__
espaces à protéger en Algérie ; cette liste est
portée par Grimes (2002 a et b) a 11 espaces
’
»
jj,” __
-
%
avec un calendrier d’exécution allant de 2002 a
‘
—
,
;_
___._
ë
2008
(tableau 6.2.1).
Chalabi & al. (2002) ;
'
.—%
recensth 8 espaces
majeurs pour la
'
.
CapBlancnon
conservation. -
.
_
.
'
-
,j'
'
_
_
—
_
-
Le fait que beaucoup de ces espaces soient
6.2.2. Des critères de classement
contigüs aux pôles de l’industrie pétrochimique
-
et aux grandes agglomérations littorales amplifie
A ce propos nous ne recherchons pas l’origina—
la vulnérabilité de ces sites (tableau 6.2.2)
lité puisque le cadre régional (PAM/CAR ASP),
La disparition suspectée du phoque moine de
voire international (UICN) ciblent :
Méditerranée, la raréfaction d’espèces à statut et
’
la sensible réduction des herbiers a phanéi‘0ga—
La rareté des espèces et de l’écosystème
mes sont les indices les plus apparents de cette
La présence d’espèces menacées dans une par—
vulnérabilité et la parfaite illustration de leur fra—
tie ou toute leur aire de distribution originale,
gilité.
_
d’espèces protégées:au plan national (décret n°
Il est à craindre que les populations animales
85—509 du 20 août 1985 relatif aux espèces ani—
(Patellafermginea, Pimm nobz‘lz‘s, Laws audoui—
males non domestiques protégées, complété
m‘i...) ou végétales {Lit/aopbyllwn lichenoides,
par-l‘arrêté du 17 janvier 1995) ou sous protec—
Comlli7m elongozz‘a, Bmssz‘ca spinescens...) subis—
‘tion régionale (annexes H ou III du Protocole
sent les premières les effets de cette littoralisa—
relatif aux aires spécialement protégées et à la.
tion et d’une utilisation irrationnelle de l’espaces
diversité biologique en. Méditerranée), et/ou
marin côtier. Une gestion rigoureuse et une uti—
figurant sur le livre rouge de l’UICN), consti— -
lisation en harmonie avec les capacités du milieu
tuent les références majeurs pour enclenchef
_
sont les meilleurs gages a une durabilité de l’ori—
un processus
de mise en réserve. Les espèces
,
ginalité de l’espace et de la ressource.
Biodiversité marine et littorale algérienne
279
!
ainsi ciblées sont intégrées dans une démarche
est fait référence a une série de critères adoptés
plutôt éco—systémique.
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en Méditerranée dans les études de classement
d'aires
marines
protégées. Le site des îles
La fragilité de l'écosystème ou des paysages
Habibas répond à l'essentiel de ces critères. Ces
La fragilité d’un écosystème ou d’un paysage
îles dépassent même les critères de sites d'inté—
est intimement liée à sa vulnérabilité aux activi—
rêt local et répondent parfaitement aux critères
tés
anthropiques et quant sa restauration
de sites marins d‘intérêt régional (méditerra—
devient très difficile, voire impossible.
néen). Parmi ces critères nousnous sommes
Même si de nombreux espaces, disséminésle
attardés sur les plus importants: la rareté, la fra—
long du littoral algérien demeurent remarquagilité, la représentativité, le degré de préserva—
bles, il est utile de rappeler que la littoralisation
tion et l'étendue.
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l’intensification des activités humaines le
Grimes & al. (2000) dans l’étude de classement
long de cette côte constituent une menace et un
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révèlent une diversité biologique marine fort
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remarquable pour cet espace et le préconisent
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Le fait que beaucoup de ces espaces soient
6.2.2. Des critères de classement
contigüs aux pôles de l’industrie pétrochimique
-
et aux grandes agglomérations littorales amplifie
A ce propos nous ne recherchons pas l’origina—
la vulnérabilité de ces sites (tableau 6.2.2)
lité puisque le cadre régional (PAM/CAR ASP),
La disparition suspectée du phoque moine de
voire international (UICN) ciblent :
Méditerranée, la raréfaction d’espèces à statut et
’
la sensible réduction des herbiers a phanéi‘0ga—
La rareté des espèces et de l’écosystème
mes sont les indices les plus apparents de cette
La présence d’espèces menacées dans une par—
vulnérabilité et la parfaite illustration de leur fra—
tie ou toute leur aire de distribution originale,
gilité.
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d’espèces protégées:au plan national (décret n°
Il est à craindre que les populations animales
85—509 du 20 août 1985 relatif aux espèces ani—
(Patellafermginea, Pimm nobz‘lz‘s, Laws audoui—
males non domestiques protégées, complété
m‘i...) ou végétales {Lit/aopbyllwn lichenoides,
par-l‘arrêté du 17 janvier 1995) ou sous protec—
Comlli7m elongozz‘a, Bmssz‘ca spinescens...) subis—
‘tion régionale (annexes H ou III du Protocole
sent les premières les effets de cette littoralisa—
relatif aux aires spécialement protégées et à la.
tion et d’une utilisation irrationnelle de l’espaces
diversité biologique en. Méditerranée), et/ou
marin côtier. Une gestion rigoureuse et une uti—
figurant sur le livre rouge de l’UICN), consti— -
lisation en harmonie avec les capacités du milieu
tuent les références majeurs pour enclenchef
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sont les meilleurs gages a une durabilité de l’ori—
un processus
de mise en réserve. Les espèces
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ginalité de l’espace et de la ressource.
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