5.10. Les cétacés des côtes
‘
%.10Æ.1. ties nré‘tËre—des praticables
algériennes
depuis la terre ferme
Bien que de grands progrès aient été faits dans
L’étude de peuplements côtiers depuis la terre
différents dômaines de la connaissance de la
ferme permet de suivre les évolutions des
biodiversité marine, beaucoup d’investigatioris
en
relation avec“ différents facteurs écologiques
restent à réaliser sur les Cétacés afin de maîtri—
(saisons, marées) et d’obtenir les informations sur
ser leur statut au sein de l’écosystème marin.
le comportement de ces animaux. Elle concerne,
Cela découle, en partie, de l’originalité de la
d’une part, les cétacés observables in vivo réguliè—‘
-
donnée cétologique qui est toujours unique,
rement depuis la côte et,d’autre part, ceux qui s’é—
.
non reproductible dans son détail, non prévisi—
chouent sur les rivages, morts la plupart du temps.
_
ble (Viale, 1977) ainsi que des difficultés et des
Ces méthodes s’appliquent aux espèces essentiel—
coûts des campagnes d’échantillonnage.
.
lement côtières, comme le grand dauphin (Tumi0ps
Par ailleurs, les Cétacés sont des animaux rares
tmncaz‘us), ou aux espèces fréquentant des espa—
par rapport a toutes les autres espèces marines
ces côtiers pendant une partie de l’année, soit pour
.
et, de surcroît, errants a grand rayon de dépla—
se
nounir, soit pour migrer ou se reproduire, '
cement. Il s’ensuit qu’ils ne peuvent
échan—
,
comme le cas de certaines espèCes de baleines.
_
,
tillonnés au sens statistique du terme (Viale,
L’étude des individus échoùés, morts ou vivants,
1977). Il en résulte paradoxalement que ces
apporte
par
ailleurs
quantité
d’informations
espèces figurent parmi les moins connues de la
indispensables _. sur la biologie et l’écologie des
Méditerranée.
cétacés {courbe de croissance, régime alimentaire,
Les
eaux
algériennes représentent l’une des
contamination).
,
.
,
régions de la Méditerranée où la présence des
Cétacés est des plus fréquentes tant du point de
5.10.1.2. Les méthodes d’étude liées à
vue de la fréquence des individus que de celui
une exploitation économique
-
_
de la diversité spécifique. Une telle affirmation
.
'
est soutenue par les résultats de nombreuses
Celles—ci reposent sur les activités de chasse
_
recherches
effeCtuées
sur
ces
Mammifères
{exploitation dirigée) et les activités de pêche
marins durant les deux dernières décennies par
entraînant des captures indirectes et importantes de
_
l’équipe du Laboratoire de Biologie et Pollution
"
(non dirigée). Les prélèvements effectués
Marines de l’Université d’Oran (Lloze, 1997;
'
sur les animaux capturés, {morts en général) et
_
1980;
El Bouali, 1987; Deheina & Mokhtar,
ramenésà terre par la otte
pêche ou trouvés
'
,
1989; Boutiba, 1989; 1992; Boutiba, 1994 a, b et
sur les rivages permettent de cerner certains para—
_
'
-
.
c; BOutiba'_ & al., 1996 b et c; T aleb, 1997; Taleb
mètres biologiques du peuplement en fournissant
f
& Boutiba, 1999 ; Boutiba & al., 2001 ; Taleb '
des données précieuses relatives a l’écologie de
_
& Boutiba, 2002).
_
_
l’espèce, l’écotoxicologie, la structure de la popula—
,
'
'
‘
'
.
.
_
,
_
_
5.10.1. Méthodes d’esti1nation des
_
_
_
‘
’
peuplements de cétacés
'
—
5.10.1.5. Les méthodes découlant de
.
'
,
_
l’observation en mer de cétacés
L’évaluation quantitative des peuplements de céta—
vivants
—
-
Cés’ repose sur trois catégories de méthodes : celles
_
_
.
_
‘
‘
-
—
praticables depuis la terre ferme, celles qui sont
Les méthodes d’estimation du peuplement de
'
greffées
activité économique d’exploitation
cétacés reposent a l’heure actuelle et essentiel—
‘
(pêche) et qui utilisent le plus souvent des animaux
lement sur la détection visuelle par des obser—
"
morts, et celles découlant de l’observation en mer
-vations. Celles—ci découlent
de la
d’individus vivants.
ce
individuelle d’une partie, au moins, des
_
.
»
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cétacés d’un peuplement et permettent de
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1980;
El Bouali, 1987; Deheina & Mokhtar,
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1989; Boutiba, 1989; 1992; Boutiba, 1994 a, b et
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