…—
5.5. Macrofaune benthique des fonds
Ces travaux, a l’heure actuelle, couvrent quasi—
meublés
algériennes
ment
l’ensemble des baies et des golfes
_
,
_
d’Algérie. L’objectif du présent travail est d’éta—
Les invertébrés marins
de la côte algérienne,
blir, à partir de ces travaux et de travaux plus
plus particulièrement la macrofaue benthique,
anciens, un inventaire aussi exhaustif que pos—
n’ont fait l’objet
de premiers travaux qu’à partir
sible des espèces macrobenthiques colonisant
de la
moitié du ,XlXÈ siècle. La majeu—
les substrats meubles compris entre 0 et 200 m
re partie des travaux anciens relatifs aux espè—
de profondeur du plateau continental algérien.
ce”s benthiques de la côte algérienne datent de
L’inventaire concerne uniquement la macrofau—
la première moitié du XX& siècle. De la fin des
ne
des substrats meubles et intègre des don—
années 1950 aux années 1970,_les études du
nées actualisées allant jusqu’à l’année 2000. Le
benthos algérien sont
très rares
et fragmentai—
terme
de
macrofaune
définit
les
espèces,
res. Le seul inventaire véritable de la macrofau_
essentiellement des invertébrés (exceptionnel—
ne benthique
ancien est celui de Chevreux
lement des vertébrés), vivant en contact très
(1888, 1909, 1910, 1911) relatif aux crustacés
étroit ou plus ou moins intime aVec le substrat
amphipodes des côtes algériennes. Les autres
et récoltées après tamisage du sédiment sur
inventaires existants sont fragmentaires, disper—
maille d’un mm.
Les
zones
prospectée's se
sés dans le temps et l’espace, ils concernent en
répartissent selon les grands secteurs de la côte
particulier :
-
algérienne :
.
,
—
les mollusques : Weinkauff (1862), Locard
-
le secteur Ouest : golfes d’Oran et d’Arzew;
(1898), Dautzenberg (1895), Pallarv (1900),
—
le secteur Centre :baies de Bou Ismail et
Llabador(1955) ;
d’Alger, Cap Djinet;
_
—
les échinodernies : Dieuzeide (1955), Pallarv
—
le secteur Est : golfes de Béjaïa, de Jijel, de
(1955), Llabador (1941), Devries (1957).
_/
Skikda et d’Annaba.
,
_
,
‘
Concernant
d’autres
groupes
zoologiques
La nature des fonds étudiés est très diverse
(polychètes, crustacés.
.
.), les données taxonoselon les baies et golfes ; tous les types de sédimiques
sont inexistantes ou rares. Il est a noter
ments : vases, sables, graviers, vases sableuses,
l’existance de certaines listes faunistiques éta—
sables envasés, graviers plus ou moins enva—
,
blies par des auteurs ayant mené des travaux de
sés, mattes, sédiments hétérogènes, Ont été
bionomie benthique Sur les fonds meubles de
prospectés.
certains Secteurs de la côte algérienne :
Ainsi globalement, l’inventaire de la macrofau—
—
Spack (1951), Petit (1972) en baie d’Alger;
ne des fonds meubles
couvre l’essentiel de la
—
Vaissière
&
Fredj (1965), certaines Zones
côte algérienne et tous les types de sédiment,
des golfes et baies algériens;
_
exception faite des régions ou zones littorales
—
Le Gall (1969) et Falconetti (1970) en_baie de
rOchéuses au niveau desquelles les
Bou lsmaïl.
bles
ou
le
plateau continental sont quasi
_
'
ihexistants.
'
Il faudra attendre la fin des années 1970 pour
—
.
.
-
-
‘
que des études systématiques et exhaustives de
'5.‘3.1{DiV€rsité globale
'
-
'
la macrofaune marine des fonds meubles du
_
,
.
,
.
.'
_
'
plateau continental algérien soient entreprises.
Pour les fonds meubles compris entre 0 et 200
Ces études se sont intensifiées au cours de cette
m de profondeur de la côte algérienne, il a été
dernière décennie et les travaux bionomiques
dénombré 1 790 espèces macrobenthiques. La
et écologiques ont très largement contribué à
répartition de ces espèces entre les différents
améliorer nos connaissances de la faune
ma”cro—
.
grOUP€S zoologiques est très inégale (figure
benthique du plateau continental algérien et
5.3.1).
mis en évidence la diversité
la macrofaune
des fonds meubles de la côte
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