…
,..…;Q.ç
…
.
_
Un essai de synthèse de la biodiversité marine
Les
concrétionnements coralligènés sont des
des substrats durs est réalisé à partir d’une com—
constructions biogènes pouvant atteindre plu—
pilation d’informations disponibles (mémoire
sieurs mètres d’épaisseur; ils peuvent couvrir
grise et publications). Cette synthèse réunit
de très grandes surfaces peu pentues ou former
l’ensemble des groupes systématiques recensé
des
corniches
sur
les
falaises
sous—marines
sur les substrats durs des côtes algériennes.
(Laborel, 1987). Les principaux agents construc—
-
teurs
sont
des
algues
rouges
calcifiés
:
5.2.5. Les peuplements, les paysages
Corallinaceae
(Mesopbyllwn
lichenoides,
et les espèces remarquables
Pseudolz‘z‘bopbyümn expansmn, P. cabiocae...)
des substrats durs
et
Peyssonneliaceae (Peyssonnelia
na). Des constructeurs secondaires, hôtes des
Avant de donner les listes d’espèces recensées
charpentes algales, contribuent plus ou moins
dans la littérature passée et présente, il est bon
significativement selon les espèces à l’édifica—
d’aborder les ensembles biocénotiques caracté—
tion ou
a la consolidation du concrétionne
ristiques des substrats durs des côtes algériennes.
ment ; ce sont des invertébrés sciaphiles a test
.
ou squelette calcaire : foraminifères, bryozoai—
5.2.3.1. Les peuplements marins
,
res, polychètes serpulidés, scléractiniaires, mol—
—
lusques. La liste des espèces inventoriées est
'
5.2.3.1.1. Les fonds coralgènes
donnée plus loin (annexes).
_
_
.
Le coralligène de paroi est marqué physionoLes fonds coralligënes s’étendent sur de larges
rniquernent par l’abondance de grands inverté—
surfaces, la où les fonds rocheux sont présents,
bres sessiles de forme dressée : des gorgones
.
mais s’édifient également a partir de substrats
surtout (Pammuricea clavar‘a, Euniœlla cavali—
meubles. Ce sont des constructions biologiques
m‘i, E. singularis, Lopbogo7gia ’cemZop/9yzîa),
qui commencent selon la transparence de l’eau,
d’autres cnidaires comme Alcyonium acaule,
entre 20 et 40 m de profondeur, et vont jusqu‘à
Gerardia savaglia, de grands bryozoaires bran—
120 m de profondeur en Algérie. Ces entités
chus
(Adeonella
calvaïz‘,
Hornem
55p.,
cénotiques peuvent avoir une extension spatia—
4y7iapom
tmncaz“a,
Pentapom
fascialis,
le très variable et former des enclaves au sein
Smilü'na cervicornis...), des éponges comme
d’autres biocénoses.
Axinella polypoides. Ces grandes formes dres—
La richesse biologique et la splendeur paysagè—
sées sont les éléments les plus typiques du
re
de ces formations (coralligène de paroi,
peuplement coralligène sensu [am, avec un
coralligène de plateau, etc.) sont exceptionnel—
nombre assez restreint d’espèces encroûtantes
les. Mais au—delà de l’intérêt esthétique indénia—
ou vagiles, parmi lesquelles on peut citer les
ble des fonds, la ressource en espèces nobles
algues
Peyssomzela
5pp.,
les
éponges
qu’ils abritent est potentiellement énorme. Le
Acantbella acuzfa, Dicrîyonella incisa, Hexadella
coralligène représente la communauté ben—
7ucoviïzai,
Spongia agaricr‘na, des cnidaires
thique la plus attractive pour le tourisme sous—
(Pareeyïbmpodz‘wn coralloides, Pam1cyomimn
marin. .
.
elegans...), des bryozoaires (Schizomavella
Ce patrimoine biologique est fragile. Il subit des
17mmillata, Turbicellepom coronopusoidea. . .),
dégradations dues à la pollution générale du lit—
des échinodermes (Astrospaus 77zeditemmreus,
toral, a l’envasernent progressif dans certains
Antedon mediterraneus, Ce7zzÿrostepbanus lon—
endroits, ainsi qu’à l’exploitation halieutique
gi5pinus, Ec]9inus melo, Hacelz‘a aftenuaia).
aussi bien des Crustacés, des poissons nobles et
Les fonds de coralligène couvrent de larges sur—
celle du corail rouge auquel il est systémati—
faces (les îles Habibas, le banc Matifou, le banc
quement associé dans certaines régions du
des Kabyles, El Kiala…)
pays.
-
.
-
Biodiversité marine et littorale algérienne
145
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Un essai de synthèse de la biodiversité marine
Les
concrétionnements coralligènés sont des
des substrats durs est réalisé à partir d’une com—
constructions biogènes pouvant atteindre plu—
pilation d’informations disponibles (mémoire
sieurs mètres d’épaisseur; ils peuvent couvrir
grise et publications). Cette synthèse réunit
de très grandes surfaces peu pentues ou former
l’ensemble des groupes systématiques recensé
des
corniches
sur
les
falaises
sous—marines
sur les substrats durs des côtes algériennes.
(Laborel, 1987). Les principaux agents construc—
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teurs
sont
des
algues
rouges
calcifiés
:
5.2.5. Les peuplements, les paysages
Corallinaceae
(Mesopbyllwn
lichenoides,
et les espèces remarquables
Pseudolz‘z‘bopbyümn expansmn, P. cabiocae...)
des substrats durs
et
Peyssonneliaceae (Peyssonnelia
na). Des constructeurs secondaires, hôtes des
Avant de donner les listes d’espèces recensées
charpentes algales, contribuent plus ou moins
dans la littérature passée et présente, il est bon
significativement selon les espèces à l’édifica—
d’aborder les ensembles biocénotiques caracté—
tion ou
a la consolidation du concrétionne
ristiques des substrats durs des côtes algériennes.
ment ; ce sont des invertébrés sciaphiles a test
.
ou squelette calcaire : foraminifères, bryozoai—
5.2.3.1. Les peuplements marins
,
res, polychètes serpulidés, scléractiniaires, mol—
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lusques. La liste des espèces inventoriées est
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5.2.3.1.1. Les fonds coralgènes
donnée plus loin (annexes).
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Le coralligène de paroi est marqué physionoLes fonds coralligënes s’étendent sur de larges
rniquernent par l’abondance de grands inverté—
surfaces, la où les fonds rocheux sont présents,
bres sessiles de forme dressée : des gorgones
.
mais s’édifient également a partir de substrats
surtout (Pammuricea clavar‘a, Euniœlla cavali—
meubles. Ce sont des constructions biologiques
m‘i, E. singularis, Lopbogo7gia ’cemZop/9yzîa),
qui commencent selon la transparence de l’eau,
d’autres cnidaires comme Alcyonium acaule,
entre 20 et 40 m de profondeur, et vont jusqu‘à
Gerardia savaglia, de grands bryozoaires bran—
120 m de profondeur en Algérie. Ces entités
chus
(Adeonella
calvaïz‘,
Hornem
55p.,
cénotiques peuvent avoir une extension spatia—
4y7iapom
tmncaz“a,
Pentapom
fascialis,
le très variable et former des enclaves au sein
Smilü'na cervicornis...), des éponges comme
d’autres biocénoses.
Axinella polypoides. Ces grandes formes dres—
La richesse biologique et la splendeur paysagè—
sées sont les éléments les plus typiques du
re
de ces formations (coralligène de paroi,
peuplement coralligène sensu [am, avec un
coralligène de plateau, etc.) sont exceptionnel—
nombre assez restreint d’espèces encroûtantes
les. Mais au—delà de l’intérêt esthétique indénia—
ou vagiles, parmi lesquelles on peut citer les
ble des fonds, la ressource en espèces nobles
algues
Peyssomzela
5pp.,
les
éponges
qu’ils abritent est potentiellement énorme. Le
Acantbella acuzfa, Dicrîyonella incisa, Hexadella
coralligène représente la communauté ben—
7ucoviïzai,
Spongia agaricr‘na, des cnidaires
thique la plus attractive pour le tourisme sous—
(Pareeyïbmpodz‘wn coralloides, Pam1cyomimn
marin. .
.
elegans...), des bryozoaires (Schizomavella
Ce patrimoine biologique est fragile. Il subit des
17mmillata, Turbicellepom coronopusoidea. . .),
dégradations dues à la pollution générale du lit—
des échinodermes (Astrospaus 77zeditemmreus,
toral, a l’envasernent progressif dans certains
Antedon mediterraneus, Ce7zzÿrostepbanus lon—
endroits, ainsi qu’à l’exploitation halieutique
gi5pinus, Ec]9inus melo, Hacelz‘a aftenuaia).
aussi bien des Crustacés, des poissons nobles et
Les fonds de coralligène couvrent de larges sur—
celle du corail rouge auquel il est systémati—
faces (les îles Habibas, le banc Matifou, le banc
quement associé dans certaines régions du
des Kabyles, El Kiala…)
pays.
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