en relation avec la température et la salinité. Un
Rose & Vaissière (1952—55) relèvent sur les côtes
suivi annuel a été établi en fonction de la varia—
nord—africaines
(essentiellement
en
baie
bilité de ces deux facteurs (Rose, 1927b). Des
d’Alger), après une intensive exploration de
analyses comparatives, sur les plans quantitatif et
1925 a 1942, une richesse spécique de 171
,
qualitatif, avec les peuplements des côtes médi—
espèces, les autres études dans le bassin algé—
térrannéenes françaises ont été réalisés par Rose
rien en dénombrent généralement moins : ainsi
(1927c). Rose (1950) s’est intéressé aux affinités
en zone océanique, la richesse spécifique varie
atlantiques des copépodes de la région d’Alger.
entre 47 (Mazza, 1962) et 108 espèces. Seguin
Un
catalogue préliminaire englobant toute la
& a]. (1995), a l’ouest du bassin, observent 87
copépodofaune des côtes de l’Afrique du Nord a
espèces et Hafferssass (1996) identie 82 espè—
été publié par Rose & Vaissière (1952—1955). Une
ces lors de la campagne Medipr‘od VI. En zone
analyse détaillée de la variabilité quantitative des
néritique, Seguin (1975) relève 81 espèces en
espèces en liaison avec les engins de pêche a été
baie d’Alger, Khelifi—Touhami (1998) en note 74
faite par Bernard (1958). Une analyse similaire a
dans le golfe d’Annaba et 58 à El Kala. Dans les
été complétée par Omaly (1966). Le cycle vital
régions voisines, la mer d’Alboran, qui contri—
ainsi que le développement nauplien des espè—
bue à l’enrichissement en espèces du bassin
ces caractéristiques des côtes algériennes ont été
algérien et des côtes nord—africaines grâce au
abordés par Bernard (1965 et 1964). Des études
flux atlantique, présente une richesse variable.
sur
la biologie de certaines espèces ont été
Giron (1965) y relève 76 espèces, Mazza (1966)
menées, également, par Bernard (1970 et 1971).
répertorie 108 dans une synthèse bibliogra—
Seguin (1975) entreprend une étude qualitative et
phique, Vives & a]. (1975) en notent 79 aux
quantitative des faunes de copépodes de la baie
environs de Gibraltar, alors que Vives (1978)
d’Alger et une étude en relation avec l’effet du
arrive a 119 espèces le long des côtes espagno—
_
courant atlantique. Ce courant est a l’origine d’un
les méditerranéennes.
front géostrophique qui s’étale entre 10 et 4°E
Les comparaisons faunistiques avec les travaux
(Raimbault & al., 1995). Ce front caractérise une
antérieurs (tableau 5.1.5), malgré la différence
zone—fortement productive. Il en résulte un gra—
des engins de pêche et le diamètre des mailles
dient prononcé des caractéristiques hvdrobiolo—
utilisés, conduisent à constater une certaine
giques (salinité, densité, biomasses chlorophvl—
similitude
avec
les
peuplements rencontrés
liennes et zooplanctoniques) entre les eaux côtiè—
dans le front Alméria—Oran : 87 espèces (Seguin
res et les eaux du large (Hafferssas, 1996, Seridji
& al., 1995), dans la rade de Villefranche—sur—
& Hafferssas, 2000). En effet, sur le plan tro—
mer : 86 espèces (Seguin, 1981) et avec ceux de
phique les peuplements phytophages, surtout
la mer Egée : 84 espèces (Siokou—Frangou &
l’espèce Paracalanas paruas, sont prééminents
Papathanassiou, 1989). Ces chiffres sont com—
au
sein de la structure frontale. Dans les zones
parables avec l‘inventaire de82 taxons réalisé à
oligotrophes côtières et du large, la dominance
proximité des côtes algériennes (Seguin, 1975).
est
partagée entre les espèces carnivores et
En outre, cette biodiversité est nettement supé—
omnivores.
rieure a celle (45 espèces) évoquée par Khelifi—
Razouls & Durand (1991) recensent 469 espèces
Touhami (1998) sur une aire plus restreinte des
de
copépodes pélagiques
dans
le
secteur
côtes algériennes (golfe d’Annaba et région d’El
Méditerranée—mer Noire, alors que Razouls & De
Kala).
Bovée (1999) en retiennent 461 dans la même
Cependant, le nombre de taxons recensés dans
zone.
555 d’entre elles
(75 %) sont communes
le bassin algérien (Hafferssas, 1996) est faible
avec l’Atlantique Nord—Est et 522 (70 %) avec l’o—
par rapport a ceux de la mer Thvrrénienne : 140
céan Indien. Seules 58 espèces sont endémiques
espèces (Scotto Di Carlo & al., 1984) et de la
a la Méditerranée. Cette liste exhaustive complè—
mer Catalane : 140 espèces (Navarro & Massuti,
te les inventaires plus anciens (Giesbœcht, 1892 ,
1940; Massuti, 1940; Duran, 1954 a 1955, Vives,
Rose & Vaissière, 1952—55 ; Mazza, 1966).
1965, Furnestin & Giron, 1960 et 1965).
|
.
Rose & Vaissière (1952—55) relèvent sur les côtes
suivi annuel a été établi en fonction de la varia—
nord—africaines
(essentiellement
en
baie
bilité de ces deux facteurs (Rose, 1927b). Des
d’Alger), après une intensive exploration de
analyses comparatives, sur les plans quantitatif et
1925 a 1942, une richesse spécique de 171
,
qualitatif, avec les peuplements des côtes médi—
espèces, les autres études dans le bassin algé—
térrannéenes françaises ont été réalisés par Rose
rien en dénombrent généralement moins : ainsi
(1927c). Rose (1950) s’est intéressé aux affinités
en zone océanique, la richesse spécifique varie
atlantiques des copépodes de la région d’Alger.
entre 47 (Mazza, 1962) et 108 espèces. Seguin
Un
catalogue préliminaire englobant toute la
& a]. (1995), a l’ouest du bassin, observent 87
copépodofaune des côtes de l’Afrique du Nord a
espèces et Hafferssass (1996) identie 82 espè—
été publié par Rose & Vaissière (1952—1955). Une
ces lors de la campagne Medipr‘od VI. En zone
analyse détaillée de la variabilité quantitative des
néritique, Seguin (1975) relève 81 espèces en
espèces en liaison avec les engins de pêche a été
baie d’Alger, Khelifi—Touhami (1998) en note 74
faite par Bernard (1958). Une analyse similaire a
dans le golfe d’Annaba et 58 à El Kala. Dans les
été complétée par Omaly (1966). Le cycle vital
régions voisines, la mer d’Alboran, qui contri—
ainsi que le développement nauplien des espè—
bue à l’enrichissement en espèces du bassin
ces caractéristiques des côtes algériennes ont été
algérien et des côtes nord—africaines grâce au
abordés par Bernard (1965 et 1964). Des études
flux atlantique, présente une richesse variable.
sur
la biologie de certaines espèces ont été
Giron (1965) y relève 76 espèces, Mazza (1966)
menées, également, par Bernard (1970 et 1971).
répertorie 108 dans une synthèse bibliogra—
Seguin (1975) entreprend une étude qualitative et
phique, Vives & a]. (1975) en notent 79 aux
quantitative des faunes de copépodes de la baie
environs de Gibraltar, alors que Vives (1978)
d’Alger et une étude en relation avec l’effet du
arrive a 119 espèces le long des côtes espagno—
_
courant atlantique. Ce courant est a l’origine d’un
les méditerranéennes.
front géostrophique qui s’étale entre 10 et 4°E
Les comparaisons faunistiques avec les travaux
(Raimbault & al., 1995). Ce front caractérise une
antérieurs (tableau 5.1.5), malgré la différence
zone—fortement productive. Il en résulte un gra—
des engins de pêche et le diamètre des mailles
dient prononcé des caractéristiques hvdrobiolo—
utilisés, conduisent à constater une certaine
giques (salinité, densité, biomasses chlorophvl—
similitude
avec
les
peuplements rencontrés
liennes et zooplanctoniques) entre les eaux côtiè—
dans le front Alméria—Oran : 87 espèces (Seguin
res et les eaux du large (Hafferssas, 1996, Seridji
& al., 1995), dans la rade de Villefranche—sur—
& Hafferssas, 2000). En effet, sur le plan tro—
mer : 86 espèces (Seguin, 1981) et avec ceux de
phique les peuplements phytophages, surtout
la mer Egée : 84 espèces (Siokou—Frangou &
l’espèce Paracalanas paruas, sont prééminents
Papathanassiou, 1989). Ces chiffres sont com—
au
sein de la structure frontale. Dans les zones
parables avec l‘inventaire de82 taxons réalisé à
oligotrophes côtières et du large, la dominance
proximité des côtes algériennes (Seguin, 1975).
est
partagée entre les espèces carnivores et
En outre, cette biodiversité est nettement supé—
omnivores.
rieure a celle (45 espèces) évoquée par Khelifi—
Razouls & Durand (1991) recensent 469 espèces
Touhami (1998) sur une aire plus restreinte des
de
copépodes pélagiques
dans
le
secteur
côtes algériennes (golfe d’Annaba et région d’El
Méditerranée—mer Noire, alors que Razouls & De
Kala).
Bovée (1999) en retiennent 461 dans la même
Cependant, le nombre de taxons recensés dans
zone.
555 d’entre elles
(75 %) sont communes
le bassin algérien (Hafferssas, 1996) est faible
avec l’Atlantique Nord—Est et 522 (70 %) avec l’o—
par rapport a ceux de la mer Thvrrénienne : 140
céan Indien. Seules 58 espèces sont endémiques
espèces (Scotto Di Carlo & al., 1984) et de la
a la Méditerranée. Cette liste exhaustive complè—
mer Catalane : 140 espèces (Navarro & Massuti,
te les inventaires plus anciens (Giesbœcht, 1892 ,
1940; Massuti, 1940; Duran, 1954 a 1955, Vives,
Rose & Vaissière, 1952—55 ; Mazza, 1966).
1965, Furnestin & Giron, 1960 et 1965).
|
.
