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P. de Kinkelin, A.M. Hatienberger
Pour
y
parvenir,
il
faut
transférer
les
connaissances
en
utilisant
les
voies
naturelles
qui sont les enseignements et spécialement les enseignements
post—universitaires.
Pourraient
bénéficier
très
utilement
de
ces
ensei—
gnements,
les
vétérinaires qui,
dans
tous
les
pays,
constituent
un
potentiel
décentralisé
et
formé
aux
raisonnements
sur
la
lutte
contre
les
maladies
animales.
Les
praticiens
sont,
en
effet,
rodés
à
l'exercice
du
diagnostic,
des
prophylaxies
et
thérapeutiques
ainsi
qu'au
rôle
de
conseillers
de
l'élevage. Qu'un certain nombre d'entre eux s'intéresse à la pathologie des
poissons ferait largement progresser les possibilités d'intervention.
A
long
terme,
c'est
évidemment
l‘investissement
dans
la
recherche
qui
peut
surmonter
les
difficultés
rencontrées
dans
l'intervention
contre
les
maladies,
à
savoir
le
manque
d'accessibilité
des
poissons
et
le
coût
des
traitements
(produits et surtout main d'oeuvre).
Trois
approches sont à recommander.
La
première est l'approche génétique
_cherchant
à
créer
des
animaux
résistants
par
sélection
ou
manipulation.
La
seconde
est
la
lutte
biologique,
spécialement
indiquée
pour
certaines
parasitoses,
les
Monogénoses par exemple,
et
le
travail
de
Palmieri
et
al…
(1976)
sur
Diplostomum
spathaceum,
montre
que
ce
n'est
pas
une
vue
de
l'esprit.
Enfin
l'épidémiologie
rendrait
d‘immenses
services
tant
pour
la
prévision
que
pour
la
surveillance.
Ces
méthodologies
sont
identiques
à
celles
employées dans la prévention des maladies des végétaux.
Les
connaissances
qu'il
faut
acquérir ou
perfectionner
concernent
les
agents
pathogènes,
l'hôte
et
l'environnement
et
nécessitent
une
pluridis—
ciplinarité.
—
sur
les
agents
pathogènes,
les
secteurs
d'investigation
sont
la
biologie,
la
structure
moléculaire
et
les
fonctions
pathogènes des constituants,
ce
qui implique la préparation de réactifs très spécifiques.
—
sur
l'hôte, il faut expliquer les réactions aux agents pathogènes p0UF
comprendre
les
mécanismes
des
résistances
et
aller
souvent
jusqu'aux
explications
formulées
en
termes
moléculaires
et
pouvant
servir
ultérieur—
ement
à
reconnaître
éléctivement les animaux que l'on voudrait sélectionner.
L‘immunologie est donc une priorité.
Signalons
ici
que
les
progrès réalisés sur les agents pathogènes et la
reaction
de
l‘hôte
trouvent
une
application
immédiate
dans
le
diagnostic,
qu'ils améliorent, et donc, dans la prophylaxie sanitaire des maladies.
Î
sur
l'environnement
enfin,
il
faut
comprendre
ce
qui convient d'une
part
a
la
biologie des bioagresseurs, d‘autre part à celle de l'hôte, et les
travaux
nécessaires
constituent
sans
doute
la
part la plus lourde et la plus
couteuse
des
recherches
nécessaires.
Les
futures
possibilités
d'intervention
contre
les
maladies
reposent
donc
sur
recherches pluridisciplinaires (comme elles le sont toutes
maintenant)
federees
sur
le
théme de
la
santé
piscicole.
Cependant,
si dans
1
mettait
en
pratique
Ce
que
l'on
sait
déjà, bien des pertes
seraient
ev1tees.
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