Si l‘on imagine les astres immobiles et une Terre uniformément recouverte
d'un océan, les forces d'attraction déforment la surface de l'eau qui fait un
bourrelet dirigé vers la Lune. Il n'y aurait donc qu'une marée par jour, ce qui
est contraire aux observations (notamment en Europe). De plus, les calculs
montrent que l'action du Soleil devrait être 177 fois plus importante que celle
de la Lune, ce qui est, la encore, contraire aux observations.
Cas statique (astres immobiles) : la Terre est en
0
vert, et la
Lune en gris. La Terre immobile est
soumise a l'attraction de la Lune. Cette attrac»
‘
@ tion (flèche grise) est d'autant plus importante
en un point de la Terre qu'il est proche de la
Lune. Donc l'attraction est plus forte en A qu’en
B. L‘eau déformable prend sous l'action de ces
forces la forme d'un blanc d'œuf dur coupe dans le sens de la longueur. Le bourrelet de marée
est dirigé vers la Lune.
La réalité : les astres sont en mouvement
La solution a ces contradictions est apportée lorsque l'on considère
les astres non plus immobiles mais en mouvement. La force de
.
_.
marée n'est plus assimilée à la seule force d’attraction mais a la
résultante de deux forces, la force d'attraction et la force d'inertie
;
(ou centrifuge) :
—
la force d'attraction, proportionnelle à la masse de l'astre attrac—
teur et inversement proportionnelle au carré de sa distance : l'attraction est
plus forte si l‘astre est dans le plan méridien (face à nous), plus faible si l’astre
est à l'opposé (sous nos pieds) ;
-
la force d'inertie, constante et indépendante de la distance a l‘astre, est liée
au mouvement de la Terre sur son orbite autour du centre de gravité du couple
Terre/astre.
Dans ce système en mouvement, les forces résultantes, génératrices des
marées ne sont plus inversement proportionnelles au carré des distances, mais
au cube. La Lune devient alors prépondérante : les forces de marée dues à la
Lune sont en moyenne deux fois plus importantes que celles dues au Soleil (ce
qui correspond bien aux observations) : il vaut mieux être petit et proche que
loin et massif.
[Snare tics scientus
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