Nous sommes tous familiers des mollusques, qu'il s'agisse de praires ou
de moules ou, sur un plan plus artistique, de l'élégant coquillage d’un » Z
;…:::…———:
tableau de Botticelli. Les mollusques forment un groupe zoologique (dit - _?
phylum) qui remonte au Cambrien. Avec plus de 100 000 espèces, ce
f—j
Ÿ
{
groupe arrive en deuxième place, après les arthropodes.
-
'
Les mollusques occupent pratiquement tous les milieux environnéren—
H î
taux de notre planète, des abysses marins aux cimes des monts les plus
Z
'
_
élevés, des torrents aux plaines désertiques, des récifs coralliens aux
LU,
Ë………………
fonds vaseux des estuaires. Ce sont aujourd'hui les meilleurs bio—indi— .
cateurs qui soient puiSqu’ilslivrent aux scientiques des informations
.
',
concernant les conditions envonnementales de leur habitat et les
changements auxquels ils sont soumis. Ils sont largement
utilisés en
'
,
recherche appliquée en médecine et en pharmacologie, mais aussi pour
ë”
les recherches relatives aux processus biologiques, les mécanismes de
Ï
%
dispersion et l'évoluüonbiologique. Il est donc.naturel que les mol—
;
lusques fassent partie du quotidien de l'Homo sapiens depuis toujours. , f
Comme il est vrai que le pêcheur d’autrefois prévenait de son arrivée ou
a
Î
,,
racontait les légendes en soufant un son puissant dans un gros triton
Ê
tout juste pêché ; que les enfants portent encore un coquillage à leur
î
oreille pour
:
perles; ou encore que le scientifique d’aujourd’hui extrait deëlambeaux
.
de tissus des glandes d'un cône et, à l‘image d'un sorcier d'un autre âge,
'
en fait un nouveau remède. Identifier et classer la diversité du monde
7
naturel qui nous entoure est devenu le premier métier de
_
{
<>;
puisque les choses ne font partie intégrante de notre réalité,_de nôtre
ï……î
langage et de notre quotidien que lorsqu'elles ont un nom. C'est ce que
Î
fait le malacologue en étudiant les mollusques : il identie les espèces
et les associe à un nom et, quandc’est possible, à un mode d’alimenta— .
,
tion, à une anatomie, une physiologie, un comportement,un cycle
_
vital, un mode de reproduction, une distribution géographique et tout
ce qui peut être appris sur un animal particulier. Et pourtant, en dépit '
if;
de deux siècles et demi d'études zoologiques et malacologiques, nous
ne connaissons complètement que 2 % à peine des espèces de mol—
lusques. Il s'agit d’un, engagement particulier dans le contexte des
connaissances sur la nature et il est donc plus que jamais nécessaire de
—
maintenir vivant l’intérêt pour les sciences naturelles, même Chez ceux
.
qui n'en font pas leur métier. Un guide comme celui—ci associe la beauté
intrinsèque des coquillages à un enseignement sur les organismes qui
_
-
'
les fabriquent. ‘Ces meNeilleuses œuvres d'art de la nature sont ainsi
,
reliées à leur contexte écologique, et les pages de ce livre ouvrent tou—
’
jours plus grandes les fenêtres sur ce vaste panorama qu'est la diversité —
'
-
biologique, pour le plus grand bonheur du lecteur.
_
Marco Oliven'0 1.
Zoologüe, _Univefsz‘té des Études «La Sapienza », Rome, Italie
de moules ou, sur un plan plus artistique, de l'élégant coquillage d’un » Z
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tableau de Botticelli. Les mollusques forment un groupe zoologique (dit - _?
phylum) qui remonte au Cambrien. Avec plus de 100 000 espèces, ce
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groupe arrive en deuxième place, après les arthropodes.
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Les mollusques occupent pratiquement tous les milieux environnéren—
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élevés, des torrents aux plaines désertiques, des récifs coralliens aux
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cateurs qui soient puiSqu’ilslivrent aux scientiques des informations
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concernant les conditions envonnementales de leur habitat et les
changements auxquels ils sont soumis. Ils sont largement
utilisés en
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recherche appliquée en médecine et en pharmacologie, mais aussi pour
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dispersion et l'évoluüonbiologique. Il est donc.naturel que les mol—
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lusques fassent partie du quotidien de l'Homo sapiens depuis toujours. , f
Comme il est vrai que le pêcheur d’autrefois prévenait de son arrivée ou
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tout juste pêché ; que les enfants portent encore un coquillage à leur
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oreille pour
perles; ou encore que le scientifique d’aujourd’hui extrait deëlambeaux
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de tissus des glandes d'un cône et, à l‘image d'un sorcier d'un autre âge,
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et les associe à un nom et, quandc’est possible, à un mode d’alimenta— .
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vital, un mode de reproduction, une distribution géographique et tout
ce qui peut être appris sur un animal particulier. Et pourtant, en dépit '
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de deux siècles et demi d'études zoologiques et malacologiques, nous
ne connaissons complètement que 2 % à peine des espèces de mol—
lusques. Il s'agit d’un, engagement particulier dans le contexte des
connaissances sur la nature et il est donc plus que jamais nécessaire de
—
maintenir vivant l’intérêt pour les sciences naturelles, même Chez ceux
.
qui n'en font pas leur métier. Un guide comme celui—ci associe la beauté
intrinsèque des coquillages à un enseignement sur les organismes qui
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les fabriquent. ‘Ces meNeilleuses œuvres d'art de la nature sont ainsi
,
reliées à leur contexte écologique, et les pages de ce livre ouvrent tou—
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jours plus grandes les fenêtres sur ce vaste panorama qu'est la diversité —
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biologique, pour le plus grand bonheur du lecteur.
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Marco Oliven'0 1.
Zoologüe, _Univefsz‘té des Études «La Sapienza », Rome, Italie
