Introduction
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Problématique
Les marges continentales passives ou actives, depuis les hautes latitudes jusqu’à l’équateur,
représentent la zone de transition entre continents et bassins océaniques et sont, de ce fait, la
voie préférentielle des transferts sédimentaires terre-mer au cours du temps. En dehors des
variations tectoniques, la morphologie d’une marge évolue constamment en réponse aux
processus sédimentaires qui y ont lieu. En effet, il existe sur une marge différents éléments
architecturaux dont la morphologie est principalement contrôlée soit par les processus
d’érosion, soit par les processus de dépôt.
Au sein de ces marges, les pentes continentales sont plus particulièrement soumises à des
processus gravitaires érosifs, plus ou moins intenses et diversifiés, parmi lesquels on distingue
principalement :
 les glissements en masse, dont l’enregistrement géologique consiste en une cicatrice
d’arrachement et un corps déstructuré pouvant atteindre plusieurs mètres à centaines de
mètres d’épaisseur ;
 et les écoulements gravitaires, qui sont générés de façon quasi continue au cours du temps
et qui sont responsables du dépôt de strates individuelles centimétriques à métriques.
L’action de ces processus gravitaires génèrent le creusement et l’entretint des canyons sousmarins qui constituent un élément architectural majeur des pentes continentales, les canyons
sont en grande partie responsables des modifications de la morphologie de la pente
continentale (Shepard, 1981 ; Posamentier et Vail, 1988 ; Posamentier et al., 1988). Ces
structures (Canyons sous-marins) présentent en effet une large distribution spatiale et sont
présentes sur tous les types de marge qui ont fait l’objet d’investigations (Harris et
Whiteway, 2011). Les canyons sous‐marins sont caractérisés par des morphologies en forme
de V ou U, variant de 100 à 1000 m de profondeur en moyenne et pouvant atteindre plus de
2000 m de profondeur (Normark et Carlson, 2003).
Le cours d’un canyon est principalement guidé par les variations eustatiques et la topographie,
cette dernière étant étroitement liée à l’activité tectonique. Un profil longitudinal d’un canyon
est dit à l’équilibre aura une forme concave, alors qu’un profil de canyon jeune (n’ayant pas
encore atteint le stade d’équilibre) ou le cours d’un canyon perturbé par des mouvements
tectoniques leur conférant une forme plus convexe.
De ce fait le cours des canyons peut-être un bon indicateur de la déformation d’une marge et
de son évolution future. Une autre approche utilisant le cours des canyons permet la mise en
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Processus d’initiation et d’évolution des canyons sous-marins le long de la marge continental du Golf de Bejaia - 12/74

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