Photo 5.
Agadir, Maroc. Déstabilisation de la plage par l’aménagement d’un port
dont les installations ont perturbé le transit sédimentaire littoral.
modient le comportement des rivages adjacents, en particulier quand la
charge solide déplacée le long d’une côte est importante
et qu’il n’y a pas
d’inversion périodique du sens du transfert. Des atterrissements se for—
ment contre les jetées qui arrêtent le courant tandis que
les secteurs
situés au—delà de ces obstacles démaigrissent et reculent car ils sont privés
d’apports sédimentaires. On en a vu un exemple caractéristique avec le
port de Lomé au Togo. Toujours en Afrique de l’Ouest, celui d’Abidjan
donne un autre cas de perturbation profonde de l’évolution d’un rivage.
Avant les aménagements, la dérive littorale, orientée d’Ouest en Est, avait
une capacité de transport de 800 000 m3 de matériaux solides par an à
l’Ouest de la ville et de 400 000 m3 seulement à l’Est. A l’Ouest le rivage
reculait car la dérive était sous—alimentée tandis qu’à l’Est il était stable,
voire même en légère progradation. Une partie des sédiments en transit
était abandonnée à la tête du Trou—sans—Fond, un canyon
sous—marin tout
proche, vers lesquels ils pouvaient glisser. Pour éviter l’ensablement de
l’entrée du canal de Vridi qui donne accès au port, aménagé au début des
années cinquante dans une lagune en arrière du rivage,
jetées
de
protection furent successivement mises en place, la première ayant
été
contournée au bout de quelques années. La seconde, située plus
à l’Ouest
et terminée en 1975, longue de 350 m, a bloqué la totalité du transfert
sédimentaire littoral, provoquant une avancée de plus de 600 m de la
Précédent

- 62/246

Suivant