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Photo 20. — La Grande—Motte, Languedoc. Pression d’urbanisationét aménagements
empiétant sur le haut de la plage.
familles et leurs produits en nourrissent des centaines de milliers
d’autres. Ces professionnels de la côte, en particulier ceux qui élèvent les
moules et les huîtres, ont besoin de place et d’eau non polluée. Le
deuxième partenaire est l’industrie, créatrice de richesse et d’emplois
mais dévoreuse d’espace, qui recherche les bords de mer, en particulier
pour ses_rafneries de pétrole et ses usines chimiques. Les dunes à
Dunkerque, les vasières de l’estuaire de la Loire à Saint—Nazaire, les terres
humides deltaïques à Fos ont payé un lourd tribut à l’industrie portuaire _
et à l’urbanisation induite par elle. Enn, au cours des trois dernières
décennies, parallèlement à l’élévation du niveau de vie, à la diminution
du temps de travail et au développement des activités de loisir et de
récréation, les installations touristiques —— routes, hôtels, maisons, de
vacances, marinas, terrains de camping — ont proliféré, débordant par—
fois sur le domaine public maritime. La mer et le soleil étant à la mode,
un thalassotropisme irrésistible pousse chaque année quelque 30 millions
d’individus vers les 5 500 km de rivage de la France métropolitaine. Le lit—
toral est ainsi devenu un marché mirobolant où le réexe immédiat a été
de tirer un prot maximal de la situation. Les programmes immobiliers,
encouragés par
des municipalités préoccupées d’accroître leurs revenus,
ont été multipliés sur les côtes languedocienne, aquitaine, vendéenne
et
normande. Combien reste—t—il d’aires publiques naturelles entre Menton
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