Photo ]8. — Weymouth, Dorset,
ornithologique de Radipole dans
des marais maritimes.
!
paysagère. Il— en résulte que
le prôpriétaire d’un marais n’est pas encou,
ragé à le maintenir en son état. Il est au contraire poussé à le transformer
ou a le céder. Une réforme de la scalité s’impose donc. Il faudrait s’ins—
pirer de ce qui se fait dans des pays Voisins. Aux Pays—Bas, des exonéra—
tions d’impôts existent pour les détenteurs de biens fonciers qui
sauvegardent leur valeur esthétique, en particulier quand ils sont acces—
sibles au public. En Grande—Bretagne, des compensations sont accordées
aux agriculteurs qui, pardes travaux, favorisent la nidication des oiseaux
dans les marais. En France, la scalité devrait être plus stimulante pour
la
protection de l’environnement et plus pénalisante pour sa détérioration.
C’est la conchyculture traditionnelle qui apparaît comme
l’activité
humaine la moins perturbatrice pour l’équilibre écologique des marais
maritimes, même si, comme l’a montré J…M Sornin, les tables ostréicoles
et les bouchots mytilicolés accélèrent la sédimentation vaseuse sur les
’slikkes en piégeant et en xant les argiles et les limons en suspension
dans l’eau. A cela s’ajoute un phénomène de biodéposition, dû au rejet
par les mollusques, sous la forme d’agrégats, des particules minérales
qu’ils ont ingérées. En France, dans les vasières littorales acquises par
le
Conservatoire de l’espace littOral et des rivages lacustres, “l’élevage des
huîtres et des moules continue à être pratiqué, et les prés—salés
servent
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