Généralité
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Son écoulement dépend des précipitations et il peut rester à sec pendant de très longues
périodes.
1.3.4 Le Bassin versant
Le bassin versant est un territoire géographique bien défini : il correspond à l’ensemble de la
surface recevant les eaux qui circulent naturellement vers un même cours d’eau ou vers une
même nappe d’eau souterraine. Le bassin versant est constitué d’une rivière principale, qui
prend sa source le plus souvent sur les hauteurs en amont, au niveau de ce qu’on appelle la «
tête de bassin ». Cette rivière s’écoule dans le fond de la vallée pour rejoindre la mer ou se jete
dans un fleuve, en aval, à l’exutoire du bassin versant (Lefrancois, 2007).
Figure 3: Les milieux de transition entre terre et mer.
La forme des milieux de transition dépend du rapport de force entre les apports terrestres (eau
douce et sédiments) et l’énergie de la mer (marées, houle, vagues). Sur le long terme, leur
morphologie n’est pas figée, mais peut évoluer si ce rapport de force est modifié. Dans
l’estuaire, le cours du fleuve peut se déplacer à mesure que les marées et les crues apportent de
nouveaux sédiments et déplacent les stocks existants. Si les apports de sédiments augmentent,
il peut évoluer vers une forme plus deltaïque. Au contraire, s’ils diminuent, il s’oriente vers une
lagune (Figure 3).
1.4 Les quantifications des apports fluviaux
Les travaux relatifs à la modélisation des phénomènes d'érosion et du transport solide ont mis
au point des relations liant le transport solide aux paramètres explicatifs (ex : le débit liquide,
la pluie, l'humidité du sol). Cette relation est indispensable pour permettre de comprendre
l'évolution spatio-temporelle du phénomène et de quantifier les charges solides. En particulier,
le régime d'un cours d'eau est en dépendance directe de la pluviométrie, de sa répartition
saisonnière et de sa variabilité spatiale et temporelle (Achite, 1999). En général, les variations
saisonnières des apports solides suivent celles des apports liquides. Les valeurs maximales des
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Variabilité morphologique des embouchures des grands oueds de la côte algérienne - 22/112

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