Introduction
12
Introduction
La zone littorale, située à l’interface terre-estran
1
est aujourd’hui sujette à des enjeux
grandissants (urbanisation, tourisme, environnement...), qui engendrent mécaniquement une
inflation des conflits d’usage. Cependant, cette dernière relève également des interactions
qu’elle entretient avec l’intérieur des terres. Ces interactions prennent une figure spécifique au
travers de certains vecteurs, comme l’eau notamment (Jérôme et Olivier, 2007).
La zone côtière est une zone d’activité intense, elle est composée de systèmes interactifs
multiples, marins, terrestres et fluviaux (Rolland, 2006). La zone côtière fait partie des
écosystèmes les plus sensibles aux changements climatiques et aux pressions induites par les
activités industrielles, agricoles et portuaires qui modifient leur morphologie (Sellami et
Zitouni, 2019). Elle possède des caractéristiques morphologiques et hydrologiques très
variables selon la dominance de l'un des forçages naturels ou anthropiques.
Le ‘trait de côte’ correspond à un espace littoral à l’interface entre la terre, la mer et
l’atmosphère. Il évolue naturellement et continuellement en fonction de sa nature intrinsèque
(type de côte, disposition et résistance des roches, topographie de l’arrière-pays, … etc.) et sous
l’effet de facteurs atmosphériques (vents, dépressions, précipitations, … etc.) et
hydrodynamiques (niveau marin, vagues, courants associés, débits des fleuves). Des flux
sédimentaires s’évaluent au niveau des ‘cellules hydro-sédimentaires
2
’, compartiments
littoraux dans lesquels la majorité des échanges sédimentaires ont lieu, de manière plus ou
moins indépendante des compartiments adjacents. Les limites en mer de ces compartiments
sont difficiles à appréhender.
Le littoral Algérien s’étend sur près de 1600 km de côte. Le réseau hydrographique qui se situe
au bord de la mer compte environ 31 oueds les plus importants sont : Chéliff, Mazafran, ElHarrach, Isser, Sébaou, Soummam, El-Kébir, et Seybouse. Ces réseaux déversent directement
dans la mer et drainent tous les déchets d’origine terrigène. Ces oueds représentent des
collecteurs de tous les polluants qui sont engendrés par les activités humaines, surtout agricoles
et industrielles (AEE, 1999). Ces déversements d'eau (usine et ville) rejettent directement leurs
eaux résiduaires, sans les avoir traitées au préalable. Il y a aussi des produits toxiques qui
aboutissent dans les rivières, tuant de nombreuses formes de vie.
1 Estran : est la partie du littoral située entre les niveaux connus des plus hautes et des plus basses mers.
2 Cellule hydro-sédimentaire : présente un compartiment de littoral qui peut être décrit et analysé de manière
autonome du point de vue des transports sédimentaires transversaux et longitudinaux.
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Introduction
La zone littorale, située à l’interface terre-estran
1
est aujourd’hui sujette à des enjeux
grandissants (urbanisation, tourisme, environnement...), qui engendrent mécaniquement une
inflation des conflits d’usage. Cependant, cette dernière relève également des interactions
qu’elle entretient avec l’intérieur des terres. Ces interactions prennent une figure spécifique au
travers de certains vecteurs, comme l’eau notamment (Jérôme et Olivier, 2007).
La zone côtière est une zone d’activité intense, elle est composée de systèmes interactifs
multiples, marins, terrestres et fluviaux (Rolland, 2006). La zone côtière fait partie des
écosystèmes les plus sensibles aux changements climatiques et aux pressions induites par les
activités industrielles, agricoles et portuaires qui modifient leur morphologie (Sellami et
Zitouni, 2019). Elle possède des caractéristiques morphologiques et hydrologiques très
variables selon la dominance de l'un des forçages naturels ou anthropiques.
Le ‘trait de côte’ correspond à un espace littoral à l’interface entre la terre, la mer et
l’atmosphère. Il évolue naturellement et continuellement en fonction de sa nature intrinsèque
(type de côte, disposition et résistance des roches, topographie de l’arrière-pays, … etc.) et sous
l’effet de facteurs atmosphériques (vents, dépressions, précipitations, … etc.) et
hydrodynamiques (niveau marin, vagues, courants associés, débits des fleuves). Des flux
sédimentaires s’évaluent au niveau des ‘cellules hydro-sédimentaires
2
’, compartiments
littoraux dans lesquels la majorité des échanges sédimentaires ont lieu, de manière plus ou
moins indépendante des compartiments adjacents. Les limites en mer de ces compartiments
sont difficiles à appréhender.
Le littoral Algérien s’étend sur près de 1600 km de côte. Le réseau hydrographique qui se situe
au bord de la mer compte environ 31 oueds les plus importants sont : Chéliff, Mazafran, ElHarrach, Isser, Sébaou, Soummam, El-Kébir, et Seybouse. Ces réseaux déversent directement
dans la mer et drainent tous les déchets d’origine terrigène. Ces oueds représentent des
collecteurs de tous les polluants qui sont engendrés par les activités humaines, surtout agricoles
et industrielles (AEE, 1999). Ces déversements d'eau (usine et ville) rejettent directement leurs
eaux résiduaires, sans les avoir traitées au préalable. Il y a aussi des produits toxiques qui
aboutissent dans les rivières, tuant de nombreuses formes de vie.
1 Estran : est la partie du littoral située entre les niveaux connus des plus hautes et des plus basses mers.
2 Cellule hydro-sédimentaire : présente un compartiment de littoral qui peut être décrit et analysé de manière
autonome du point de vue des transports sédimentaires transversaux et longitudinaux.
