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1 - Problématique
Les zones côtières sont des zones de contact entre la terre et la mer, elles constituent un
environnement particulier et un lieu propice aux établissements humains et aux activités
économiques (Costanza., 1999), elles sont définies selon le protocole relatif à la gestion
intégrée des zones côtières de la Méditerranée comme : " l’espace géomorphologique de
part et d’autre du rivage de la mer où, se manifeste l’interaction entre la partie marine et la
partie terrestre à travers des systèmes écologiques et systèmes de ressources complexes
comprenant des composantes biotiques et abiotiques coexistant et interagissant avec les
communautés humaines et les activités socio-économiques pertinentes" (UNEP, MAP,
PAP/RAC., 2008). Ces zones peuvent être vulnérables aux effets des aléas naturels
(Weissenberger et al., 2016), voir même destructeurs en ce 21
ème
siècle qui est une ère de
changement climatique (Guo ., 2010 ; Banholzer et al., 2014).
Les catastrophes naturelles représentent des évènements dont l'humanité fait face depuis
son commencement. Cependant, depuis quelques centaines d'années les hommes eurent
recours à des directives de prévention et de protection vu l'explosion démographique et les
enjeux économique qui doivent être préservés (Le treut., 2010). L'une des catastrophes
ayant provoqué beaucoup de dommages et ayant fait parlés les médias fut la tempête de
Xynthia qui a frappé en 2010 les côtes nord françaises, belges et allemandes et a suscité
une réflexion sur la responsabilité des pouvoirs publics sur la gestion des catastrophes
naturelles (Krien., 2014). D'autres catastrophes ont causé de grandes pertes humaines et
matérielles tel que le tsunami de Sumatra -Indonésie- causé par un séisme de magnitude
entre 9.1 et 9.3 (Kanamori et Eeri., 2006). Les risques côtiers se développent d’une
manière effrayante par l’accroissement de l’intervention humaine et surtout l’urbanisation
intense et anarchique des territoires littoraux. La population qui a pris ces zones pour
implanter des demeures de fortune ne tarde pas à se rendre compte des risques répétitifs
(chaque hiver) qui les plongent dans une précarité aggravée par l’érosion et la submersion
marine. Cette situation est possible à cartographier. Il suffit d’appliquer l’image récente de
la zone d’étude sur les sections cadastrales et en extraire toutes les parties non conformes à
la réglementation en vigueur régissant le droit de propriété et le droit d’urbanisme en
général. On distingue surtout celles construites sur le domaine public maritime représenté
par la partie terrestre du littoral.
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