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La résolution 46/192 du 19/12/1991 a été promulguée afin de mettre en œuvre une
meilleure coordination des efforts de la communauté internationale pour les pays
touchés par les aléas naturels, et c’est en 1994 que la première conférence internationale
sur la réduction des risque de catastrophes naturelles a été tenue au Japon (Yokohama)
avec comme objectif la prévention, la préparation, l’évaluation et l’atténuation des
risques afin de mettre en œuvre des systèmes d’alertes efficients (Nations Unis., 1994).
L’institutionnalisation de la réduction des risques de catastrophes a commencé à voir le
jour en 1999 lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies bénéficiant d'une
détermination politique forte de la part des pays participants fortement concernés par la
problématique, qui a débouché sur des résolutions visant la création d’un secrétariat
inter-agences, l’UNISDR (United Nations International Strategy for Disaster Reduction)
sous la direction du Sous-secrétariat des Nations Unies aux Affaires Humanitaires ainsi
qu'un Groupe de travail inter-agences pour la Réduction des Catastrophes (IATF-DR,
Inter-agency Task Force for Disaster Reduction) qui assure le suivi et la durabilité des
actions entreprises depuis 1990 (Quenault., 2015).
1.3 - Le cadre d'action Hyogo
La déclaration de Hyogo a été établie en 2005 avec comme objectif de construire la
résilience des nations et des communautés aux catastrophes et l’adoption du cadre
d'action de Hyogo (2005-2015). 168 pays s'engagent à respecter et appliquer les 5
priorités pour la gestion des risques de catastrophes (Nations Unies, 2005 ; Quenault.,
2015) qui sont :
1) prioriser la réduction des risques de catastrophes au niveau national et local ;
2) évaluer et surveiller les risques et renforcer les systèmes d'alerte rapides ;
3) développer la sécurité et la résilience par le biais de l'éducation, la sensibilisation
et l'innovations ;
4) réduire les facteurs de risques ;
5) développer une bonne préparation aux catastrophes dans le but d’intervenir
efficacement à tous les niveaux.
Le Cadre d’Action de Hyogo met l’accent sur la collaboration et la coordination. Il est
primordial de mettre tous les efforts des acteurs en commun dans le but de réduire les
risques de catastrophes, et d‘augmenter leur résilience. Et de ce fait, les États,
organisations régionales, les organisations non gouvernementales (ONG), milieux
scientifiques, secteur privé et la société civile ont chacun un rôle à jouer pour diminuer
les risques de catastrophes naturelles (SIPC., 2007).
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