Chapitre III : Matériel et Méthode
Etude d’agitation et de stabilité du futur port de Tamanart (Skikda) : Recours à la modélisation physique et
numérique
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et l’évolution des fonds qui en découle.
Elle recouvre un grand nombre de problèmes, comme (Caude, 2004) :
- L’ensablement et/ou l’envasement des ports et de leurs accès.
- L’érosion et la protection du littoral.
- L’impact d’ouvrages sur les fonds et sur le littoral.
- La création ou la restauration de plages.
Ces modèles, véritablement opérationnels, ont près d’un demi-siècle d’existence. Ils ne
nécessitent pas la connaissance fine des phénomènes. Le fait que le modèle, une fois bien
réglé, simule de lui-même les phénomènes suffit à valider son exploitation, à condition que
les essais soient réalisés dans le même domaine (par exemple un modèle étalonné uniquement
sur des processus de sédimentation ne peut, en toute rigueur, être utilisé pour examiner des
processus d’érosion) (Delouis, 2001).
Ces modèles doivent simuler la dynamique hydrosédimentaire d’un site donné, c’est-à-dire
qu’ils doivent reproduire à la fois les phénomènes hydrauliques (houles, marées, courants) et
les phénomènes sédimentologiques (la reprise, le transport et le dépôt des sédiments).
La similitude de Froude doit être complétée par une similitude sédimentologique, qui permet
entre autres de définir le matériau (densité et granulométrie) et de simuler le sédiment naturel
et l’échelle des temps sédimentologiques (rapport entre les durées modèle et nature pendant
lesquelles, sous des actions hydrauliques homologues, se produisent des évolutions de fond
analogues) (Migniot, 1973).
La similitude hydrodynamique repose sur des lois physiques universelles découlant de la
mécanique des fluides. Par contre, la similitude sédimentologique repose sur des formules
empiriques (critères de début d’entraînement, transport et dépôt de sédiments) ayant des
caractéristiques spécifiques suivant le type d’action hydraulique (courants, houles), la nature
du sédiment (sable, galet, vase) (Mignot et al, 2002).
Par ailleurs, il n’existe, pour simuler le sédiment naturel, qu’une gamme limitée de matériaux
techniquement et économiquement utilisables (matières plastiques, bakélite, nacre artificielle,
poudre de bois, vase naturelle traitée, sable). Ainsi, il n’y a pas une, mais des similitudes
sédimentologiques, et chaque laboratoire a développé ses méthodes propres basées sur son
expérience, mais elles sont finalement peu différentes (Viguier, 1992).
Les modèles à fonds mobiles doivent permettre d’étudier des longueurs de côte généralement
comprises entre 3 et 6 km et s’étendant vers le large sur 2 à 4 km. Ces modèles sont construits
en maçonnerie à partir des levés des fonds dans des cuves à houle ayant 700 à 1500 m
2 de
surface. Ces cuves sont équipées de l’appareillage de reproduction des phénomènes naturels
(générateurs de houle, de marée et de courant) (Delouis, 2001).
Une étude sur modèle réduit sédimentologique comprend les phases successives suivantes
(Migniot, 1973) :
- Construction du modèle.
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